La presse anglaise titre « les vraies victimes en france sont les Gilets Jaunes »

Le magezine anglais GQ HYPE, Titrait « Paris Brûle » l’éditorialiste robert-chalmers décrit dans son article la répression sanglante que subit le mouvement des gilets jaunes en France.

Classées «sublétales», les balles en caoutchouc, les gaz lacrymogènes et les grenades paralysantes utilisées par la police française ont néanmoins mutilé, aveuglé et tué presque autant au cours des six derniers mois qu’au cours des 20 années qui ont précédé les manifestations des «gilets jaunes» dans les rues du pays de La République. Pour découvrir comment et pourquoi nos cousins d’outre-manche ont résisté face à une force autorisée qui choquerait et scandaliserait n’importe où en Europe, Robert Chalmers de GQ a rejoint les gilets jaunes.

Rober Chalmers rencontre Jerome Rodrigez qui lui explique la perte de son oeil.
«La plupart de ceux qui ont perdu un œil ont été touchés près de la pommette ou de la tempe», dit Jérôme Rodrigues, «à ce moment-là, cette partie de votre crâne se brise. Votre crâne est ensuite reconstruit à l’aide de vis et de plaques de titane. J’ai eu la chance de ne pas être blessé au squelette. L’officier responsable a visé directement mon globe oculaire, qui a éclaté. »

Le reste de son interview est de la même trempe, Rodrigues lui raconte les faits tel qu’ils se sont passés ce jours là, il explique également que par chance, le vétéran journaliste de guerre français Florent Marcie, célèbre pour ses documentaires en Irak et en Afghanistan, était proche de lui lorsqu’il a été touché.
Rappelant que Florent Marcie, qui a également travaillé en Syrie, en Bosnie et en Tchétchénie, est sorti indemne de ces conflits, mais lors du tournage à Paris – trois semaines avant que Rodrigues soit aveuglé – il avait lui-même été frappé par une Flash-Ball, qui lui avait brisé le visage.quelques centimètres sous de son œil droit.

A ce moment de l’interview l’éditorialiste exprime sa pensée profonde « Je l’ai regardé et j’ai pensé, que fais-tu ici? Un reporter de guerre? À Paris? À quoi sommes-nous arrivé? »

Ce poursuit alors l’interview de Jerôme Rodrigues, expliquant les diverses blessures graves, l’armement utilisé, la totale impunité des forces de l’ordre, et surtout l’obstination du gouvernement de reconnaitre les faits et le manque de transparence dans la presse dite officielle. A quoi Chalmers répond « Il y a des idées fausses sur les gilets jaunes du côté nord de la Manche, dis-je à Rodrigues. Beaucoup en Grande-Bretagne croient que le mouvement s’est complètement arrêté. »
Ce qui effectivement laisse à penser que les informations sont soit tronquées ou à tout le moins très peu relayées (ndlr)

Robert Chalmers poursuit son intreview avec Rodrigues évoquant les diverses corps formant les forces de l’ordre déployéent sur les manifestation, il évoque les CRS (qui se sont formés à la fin de 1944 et ont été partiellement recrutés dans les rangs de la GMR détestée, la force utilisée par le régime de Vichy pour contrer la résistance française), la gendarmerie, la B.A.C.

Chalmers explique alors  » beaucoup d’observateurs britanniques sont perplexes sur la façon dont tout un mouvement aurait pu être mobilisé par ce que l’on comprend généralement ici comme une grogne face au prix croissant du carburant . »
Jerôme Rodrigues, lui explique ensuite que c’était le départ de feu, mais que le mouvement à depuis denoncé d’autres irrégularités du système français et que les revendications ont donc elles aussi prisent de l’ampleur, «Ce que représentent les gilets jaunes, dit-il, est universel. Que demandons-nous? Que les gens gagnent un salaire qui leur permette de bien manger et d’offrir un toit sur la tête de leurs enfants; offre de base pour les chômeurs; la fin de cette situation obscène où des personnes sont laissées sur des chariots d’hôpitaux en raison d’un manque de personnel médical; l’abolition des prix exorbitants pour le gaz et l’électricité privatisés. Nous avons un mot pour cette vision. C’est ce qu’on appelle l’humanité. « 

Le reste de l’article nous raconte ce que Charmers à pu constater par lui même sur le terrain, il dit notamment « Au cours des nombreuses manifestations auxquelles j’ai assisté, à partir de la fin du mois de mars de cette année, le message commun des gilets jaunes n’a pas été tant de remettre en question leur propre désillusion envers l’État français, mais plutôt d’eveiller la conscience des Britanniques – qui pensent souffrir de la même manière les privations, sous forme de banques alimentaires, la détérioration des soins de santé et les coûts des services publics de base – et ne soient pas aussi furieux que ne le sont les Français.« 

En clair c’est un article extemement bien écrit, trés etoffé, beaucoup de rencontre que Charmers à pu faire sur les differentes manifestations auxquelles il a assisté, les éditorialistes Français comme David Dufresne qui lui déclare «Cette attitude selon laquelle les « sans-dents » ne sont pas dignes d’être traité comme nos égaux: est-ce qu’ils sont fous? J’ai travaillé pour Libération. Cela me rendu furieux. « 

A penser qu »il éveillera l’intérêt de la presse internationale sur le mouvement des gilets jaunes Français et esperont le, reveillera l’opinion publique à travers le monde anglo-saxon.
L’article est disponible au lien suivant;
https://www.gq-magazine.co.uk/politics/article/les-gilets-jaunes

Darius Fawkes le 29 août 2019

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