CONTRE G-7 « Appel à l’Union »

(Photo by IROZ GAIZKA / AFP)

Le présence de représentants politiques au Pays basque en a agacé plus d’un, d’autre par contre ont prôné une convergence.

A l’ouverture du contre-sommet du G7 mercredi, certains élus de gauche, tel que David Cormand, eurodéputé et secrétaire national d’Europe (EE-LV) et Eric Coquerel, député insoumis (LFI), était présent au milieux des militants associatifs et ONG, présente à Hendaye et Irun.

Participant à une conférence organisée par Attac, autour des <<voies de l’émencipation, de l’échelon municipal à l’international>> thème rapidement dépassé lors des échanges avec le public, les interventions ont principalement été concentrées sur le rôle des responsables politiques dans la transition vers ce « nouveau monde » que le contre-sommet prône.

Un appel à la convergence des forces de gauche !
L’idée est plaisante, mais la fin du leadership des partis et de son système pyramidal, est devenu le lietmotiv d’une majorité pensante.

Invité de dernière minute, Olivier Besancenot, actuel porte-parole du NPA, prend la parole et déclare « je ne suis plus candidat à rien, sinon à la révolution, mais je suis venu plaider de l’intérêt de la politique pour avancer sur les grands enjeux auquels on est confrontés aujourd’hui.
Et dans ce lieu, on a l’occassion de discuter vraiment, en s’extrayant de l’agenda minuté de la V ème République »
Mais la encore le discours pour certain est mal perçu.

A sa descente d’estrade Eric Coquerel parlera lui aussi d’unité « Même si la situation est un peu houleuse, c’est un début de convergence nécéssaire, on est d’accord pour condamné le G7, mais regardez septembre: des journées de mobilisation sont prévue presque tous les jours. Ce n’est pas possible de continuer lutte par lutte, il faut plus d’union. »
Cormand quand à lui temporise et retiens le positif. « Il y a quelques années, cela aurait été beaucoup plus raide. Je retiens surtout que les militants étaient là pour nous interpeller et non pour dire que nous n’avions pas notre place ici. »

Il est vrai qu’il n’a pas toujours été évident pour le mouvement altermondialiste de discuter et de travailer avec des responsables politiques, lui qui a principalement oeuvré jusqu’ici à faire émerger les initiatives locales à la logique autre que le libéralisme.
Quand à Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac et modératrice du débat, elle déclarera: « aujourd’hui ceux qui ne veulent pas entendre parler des élus sont bien plus minoritaires. Les initiatives locales et concrètes, c’est formidable et indispensable. Mais comment on le transforme en modèle dominant ? Sans pouvoir politique je ne vois pas. Certaines urgences, notammentclimatiques ou de réglementation de la finance, ne peuvent pas être réglées uniquement par le bas. »

Txetx Etcheverry, cofondateur de l’association Alternatiba (Basque), qui lutte pour faire naitre des schémas locaux en réponse à la crise sociale et écologique partagera pourtant l’avis de la porte-parole d’Attac. « Aujourd’hui, les plus ardents promoteurs du libéralisme arrivent à se poser en alternative à leur propre système, en reprenant des éléments du discours des associations » analysera-t-il « Ce n’est donc pas le moment de tomber dans le sectarisme? Chacun doit remplir sa fonction, politiques compris, si nous voulons proposer une autre voie claire et crédible. »


les gilets jaunes fustigent le « consensus d’actions » (non violentes) fixé par le contre-sommet

Cf : Sud Ouest

Sur le camp d’Urrugne, ce mercredi 21 août 2019, depuis Irun, Deux représentants des gilets jaunes ont expliqué que le choix des plateformes organisatrices ne leur convenait pas.

« Nous respectons évidemment le travail énorme qui a été fourni pour nous rassembler ici, mais nous voyons dans ce consensus une forme de désolidarisation vis à vis des formes d’actions qui ont marqué le mouvement des gilets jaunes, et tant d’autres avant lui. Des formes d’actions qui impliquaient d’autres choses que des techniques non violentes et pacifiques, qui ont permis de construire ce mouvement, de le nourrir, et de lui permettre de perdurer », a expliqué le duo venu de Saint-Nazaire.

« Cette préférence revendiquée ne nous semble pas, comme vous l’écrivez, prendre soin de nos diversités, et permettre à chacun de trouver sa place », poursuivait le binôme accueilli avec de nombreux gilets jaunes sur le camp d’Urrugne.

Et les mêmes de reprendre : « En disant cela, soyons clairs, nous ne hiérarchisons pas les formes d’actions, ni n’encourageons de suivre telle ou telle voie, mais nous affirmons une chose : atteindre les objectifs que nous revendiquons, ne pourra se faire que dans une acceptation de cette diversité de formes d’action, et dans une solidarité affirmée avec celle-ci. »


On notera également à Irun, la présence de la gilet jaune et porte parole d’Attac dans les Alpes-Maritimes, Geneviève Legay, 73 ans, blessée à l’occasion d’une charge policière lors de l’acte 19, à Nice. Affichant un large sourire.
Voir l’interview accordée à Sud Ouest

a ficoba le village dse associations avec la porte parole des gilets jaunes (20190821_photo_CY7B8944 JEAN-DANIEL CHOPIN )

Le contre G7 compte pas moins de 200 intervenants et 80 associations réunis jusque dimanche soir, peut être est-ce la un bon point de départ pour en débattre et en discuter et au final faire avancer les chôses.

Darius Fawkes 22 août 2019

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