Précarité alimentaire – un français sur cinq serait concerné.

Ipsos-Secours populaire a publier le dernier baromètre selon celui-ci, la précarité alimentaire gagne du terrain en France,  et pour beaucoup, s’offrir une alimentation saine et variée est devenu difficile.

Le sondage démontre qu’un peu plus d’un cinquième des Français sondés (21%) déclare qu’ils ne sont plus en mesure de s’offrir une alimentation saine leur permettant trois repas par jour et 27% ont admis ne pas avoir les moyens financiers de s’acheter quotidiennement des fruits et légumes.

Les personnes pauvres, de plus en plus pauvres

Les interviewés dont les revenus actuels sont les plus faibles sont 65 % à avoir été pauvres. Ce chiffre est inquiétant, car il est sans conteste le marqueur d’une intensification de la pauvreté et de ses risques d’irréversibilité. Depuis plus dix ans le baromètre Ipsos-SPF pointe une augmentation constante de ce chiffre.

Indicateur-phare du baromètre Ipsos-SPF, la proportion de personnes affirmant leur crainte de la pauvreté, même si celle-ci ne se transforme pas toujours en réalité, est toujours très forte chez les Français. Ils sont 59 % a avoir connu la pauvreté ou à s’être dit qu’ils étaient sur le point de la connaître. Un chiffre qui continue d’augmenter ; (+ 2 points depuis 2016). Quand on compare ce chiffre à celui de 2007, avant le début de la crise, à cette époque moins d’un Français sur deux faisait part alors d’une telle angoisse.

Restrictions dans le domaine de l’alimentaire

l’alimentation est loin d’être un poste de dépense préservé. Au contraire, face aux dépenses contraintes, comme le logement ou l’énergie, elle est de plus en plus souvent une variable d’ajustement. 

Quand on interroge les Français, les difficultés pour s’alimenter est pour eux l’indicateur-clé de la pauvreté : 86 % d’entre eux pensent qu’on est en situation de pauvreté quand on éprouve régulièrement d’importantes difficultés pour se procurer une alimentation saine et équilibrée. Or, l’alimentation est loin d’être un poste de dépense préservé. Au contraire, face aux dépenses contraintes, comme le logement ou l’énergie, il est de plus en plus souvent une variable d’ajustement. Ajustement qui peut être quantitatif (manger moins, sauter un repas…) et/ou qualitatif (manger moins équilibré, moins de produits frais…).

Les foyers modestes

Par ailleurs plus d’un Français sur deux dont les revenus mensuels sont inférieurs à 1 200 euros a indiqué avoir des difficultés à payer la cantine de ses enfants et près d’un sur deux (48%) estime avoir des difficultés à se procurer une alimentation variée. Ils sont une écrasante majorité (86%) à estimer que la précarité alimentaire est le signe d’une situation de pauvreté.

Les Français convaincus de l’importance de l’aide alimentaire aux plus démunis

La première aide est très souvent alimentaire. Elle est souvent une réponse d’urgence et est donc d’autant plus vitale. Pour assurer cette aide sur tout le territoire, l’association s’appuie sur des collectes et sur le Fonds européen d’aide aux démunis (FEAD).

Les Français ont bien compris toute l’importance de l’aide alimentaire : 92%  des Français estiment qu’il est impératif de  préserver le financement de l’aide alimentaire aux plus démunis, 84 % sont convaincus que la distribution de l’aide alimentaire permet de repérer d’autres problèmes vécus par les personnes (problèmes de logement, d’accès à la santé, de décrochage scolaire…).

Face à ce qu’ils constatent des situations de pauvreté en Europe, les Français jugent durement l’action de l’Union européenne : 3 Français sur 4 considèrent qu’elle ne s’investit pas beaucoup dans la lutte contre la précarité et la pauvreté. Parmi eux, 39% estiment même que ce n’est « pas du tout » le cas, soit 21 points de plus qu’il y a 9 ans. (précédent sondage IPSOS – SPF).

Les personnes interrogées fixent le seuil de pauvreté à 1 118 euros

Les Français pensent qu’avec un revenu inférieur à 1 118 euros mensuel, on peut être considéré comme pauvre. Ce montant interpelle du fait de sa proximité avec le Smic, tout en restant supérieur au seuil de pauvreté « officiel » calculé sur la base de 60% du revenu médian national qui s’élève à 1 015 euros en 2015 selon l’Insee. En 2015, près de 9 millions de Français se situaient en dessous de ce seuil pauvreté officiel. Leur nombre est donc encore plus important si l’on retient le seuil de 1 118 euros avancés par les Français dans le baromètre.

A savoir !

Le droit à l’alimentation est reconnu depuis la Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée en 1948. Pourtant, dans les faits, ce droit est loin d’être satisfait. Depuis 1945, le Secours populaire se mobilise et offre aux plus démunis des produits alimentaires pour répondre à ce besoin vital. En 2017, il a fourni de la nourriture à 1,8 million de personnes.
en savoir plus sur l’aide alimentaire Le Secour Populaire

©Darius Fawkes le 03 septembre 2019 à 02:38
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