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Violences conjugales / féminicides – Grenelle – Cagnes-Sur-Mer- le compte rendus.

Depuis le début de 2019, en France, 101 femmes ont perdu la vie, tuées par leurs compagnons ou ex-compagnons , un nombre désolant et révoltant.
Ce chiffre est recensé par la page Facebook “Féminicides par compagnon ou ex” qui, depuis 2016, répertorie les cas de féminicide dans la presse locale en France.

Avant, une femme mourait tous les trois jours sous les coups de son conjoint. Désormais, c’est tous les deux jours.

Dimanche 1er septembre , le collectif « #NousToutes » organisait à Paris, sur la place du Trocadero, un rassemblement pour dénoncer son nombre noir. 

Pour l’année 2018, le ministère de l’Intérieur avait recensé 121 féminicides. L’objectif principal du rassemblement de dimanche “est que le Grenelle débouche sur des moyens”, a expliqué à l’AFP Caroline De Haas.

“Une centaine d’activistes portaient les noms des 100 femmes assassinées exigeant un milliard d’euros pour lancer un plan d’urgence contre les violences”,

Les manifestantes lèvent, tour à tour, une pancarte sur laquelle le nom d’une victime de feminicide est inscrit. Silence autour de l’assemblée. #feminicides @Nous_Toutes

Caroline De Haas, Militante féministe #NousToutes, cheffe d’entreprise, #LoiTravailNonMerci, et créatrice de @les_expertes – DM ouverts. s’exprimera sur l’inaction du gouvernement face à ces violences dont sont victimes les femmes.

Face à cette augmentation plus qu’inquétante, le 3 septembre, la Secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité femmes-hommes organisait le 1er Grenelle consacré à la lutte contre les violences conjugales.
Réunissant « plusieurs ministres, acteurs de terrain, services publics, associations et familles de victime ».
Le theme, « quelle place pour les entreprises ? ».
Impliquer et mettre en action l’ensemble de la société civile, dont les entreprises font partie, est le meilleur moyen de briser le silence qui entoure ces violences et d’y mettre un terme. Avec les entreprises « pionnières » engagées avec la Fondation Agir contre l’exclusion (FACE) dans la lutte contre les violences conjugales au sein de « OneInThreeWomen » et les 6.150 entreprises membres du réseau FACE, nous appelons l’ensemble des employeurs à nous rejoindre sur ce sujet.

Source; Les Echos.Fr

Un « Grenelle » loin de convaince !

Ainsi La fondations de Femmes, réclame un « Grenelle des violences conjugales » : Les associations attendent un « plan marshall »

Ce mardi 3 septembre, alors que débute le Grenelle, de nombreux collectifs se réunissent à nouveaux pour macher vers Matignon.

Alors que sur RMC Marlène Schiappa exaspère Jean-Jacques Bourdin, en refusant de donner son avis personnel sur les questions posée quand aux mesures à débattre au Grenelle.
« Je me demande pourquoi vous acceptez une invitation quand vous me dites sans cesse ‘ben non, les annonces seront faites dans l’après-midi.’ C’est insupportable. Si je vous invite, c’est pour que vous donniez des réponses », déclarera Jean-Jacques Bourdin.

Grenelle des violences conjugales : « Ce n’est pas à la hauteur », réagit la militante féministe Caroline de Haas après les annonces d’Edouard Philippe

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé une première série de mesures, mercredi 3 septembre à Matignon (Paris), dans un discours prononcé devant plus d’une dizaine de ministres et environ 80 invités, notamment des associations de défense et d’aide aux femmes victime

Des places d’hébergement supplémentaires; Edouard Philippe a annoncé que 5 millions d’euros supplémentaires allaient être débloqués pour créer, à partir du 1er janvier 2020, 1 000 nouvelles places d’hébergement et de logement d’urgence destinées aux femmes victimes.

Une procédure pénale adaptée; une généralisation de la « possibilité de porter plainte à l’hôpital » à partir du 25 novembre. Il s’est engagé à ce que des « procureurs référents spécialisés » dans les violences conjugales soient identifiés « dans les 172 tribunaux de France » et l’expérimentation de chambres d’urgence. Il a en outre évoqué une proposition de loi portée par le groupe LREM pour une mise en place effective du « bracelet électronique anti-rapprochement », y compris « avant toute condamnation » dans le cadre d’un contrôle judiciaire ou d’une ordonnance de protection.

Des réactions mitigées; Les associations féministes mobilisées sur le sujet, qui réclamaient le déblocage d’un milliard d’euros, sont globalement déçues par ces annonces. « On attendait une mobilisation massive pour en finir avec les violences et on a un empilement de mesures », a ainsi réagi la militante Caroline de Haas au micro de franceinfo. En revanche, la sœur d’une victime, interrogée par franceinfo, se félicite que « le gouvernement parle enfin de violences conjugales »,estimant que « les mesures sont très bien, même si elles ne sont pas complètes ».

Caroline De Haas
réagit à la sortie du Grenelle : « Aucun moyen financier prévu. On est venues, on a vu, on est hyper déçues »

La réaction de la Fondation des Femmes ne s’est pas faites attendre non plus.

Rappelons que le 100éme féminicide en date a été découvert à Cagnes -Sur-Mer, samedi 31 août dernier.

Dimanche matin, le collectif militant “Féminicides par compagnon ou ex” a recensé un 100e féminicide en France depuis le 1er janvier, après la découverte du corps sans vie d’une femme sous un tas de détritus à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes). Son compagnon, qu’elle voulait quitter et qui avait été aperçu avec elle en train de se disputer, a été interpellé.

Dans la nuit de vendredi à samedi, la police de Cagnes-sur-Mer avait reçu un appel pour signaler une “dispute conjugale” se déroulant dans une rue du quartier où a été découvert le corps. L’interpellation a eu lieu grâce à des recoupements entre l’exploitation des images de vidéosurveillance, grâce auxquelles les enquêteurs sont remontés jusqu’à son domicile, et divers témoignages.
Des témoins ont notamment entendu la victime dire à son agresseur, lors de la dispute, “Je te quitte”.

Aujourd’hui avait lieu un rassemblement à Cagnes-Sur-Mer

Sur la page Live Motard 06

Ce derniers féminicides en date, laisse beaucoup de questions en suspend quant aux aides proposées ainsi qu’à la réactivité parfois longue de la police face aux appels et plaintes déposées dans la cadre de violence conjugale.
Dans cette dernière affaire, la lenteur des services de police à arriver sur place fait d’ailleurs l’objet d’une enquête auprès de l’IGPN.
https://tv-programme.com/journal-de-tf1_emission/replay/feminicide-de-cagnes-sur-mer-pouvait-on-eviter-le-drame_5d6ebcf7cc137

Parce qu’un centième Féminide c’est déjà cent de trop !

©Darius Fawkes le 4 septembre 2019 à 03:27
linktr.ee/Darius_Fawkes

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