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Rentrée politique : Marine Le Pen malmène Macron et vise les municipales.

Pour sa rentrée politique dimanche à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Marine Le Pen a quelque peu malmené le gouvernement​ et décliné ses fondamentaux « Dérives autoritaires », « insécurité généralisée », « immigration incontrôlée », se tournant résolument vers les municipales.

Souriante devant une foule de sympathisants réunis dans la cour de sa permanence parlementaire, la présidente du Rassemblement national, a déclaré « Cette année sera d’une densité politique exceptionnelle », et « nous sommes pleins d’entrain, en famille, de plus en plus nombreux » pour « conduire l’opposition vers l’alternance nationale si nécessaire et

Une mise en avant des mutilations des « gilets jaunes »

En tançant « ce qui prédomine aujourd’hui en France, c’est un sentiment de grande confusion et de dissimulation, d’amateurisme et d’aventurisme, de déconnexion du politique avec le réel ! », la patronne du RN, tacle ouvertement le président Emmanuel Macron.

Dès son début de discours elle se veut offensive, frappant fort, elle dénonce les « dérives antidémocratiques » et « impardonnables » du gouvernement lors des manifestations des « gilets jaunes », mettant en exergue les « mutilations des manifestants, tragiques faits d’armes de l’indigne Christophe Castaner », qui selon elle, resteront une « marque indélébile du quinquennat Macron ».

« Un sentiment d’insécurité en France »

« C’est l’image de notre pays qui a été abîmée », a lancé Marine Le Pen, regrettant aussi « les chars dans Paris », les policiers « armés de pistolets-mitrailleurs ».
Pour la cheffe du parti d’extrême droite, « la faute politique » de ce gouvernement est aussi « d’avoir mis en œuvre un projet pour ceux qui ont réussi, tout en ignorant voire méprisant ceux qui aux yeux du président, ne seraient rien » et d’ainsi avoir « lancé les Français les uns contre les autres ».

Très applaudie, elle est longuement revenue sur ses fondamentaux : sécurité et immigration. « Un sentiment d’insécurité généralisé s’installe en France. Insécurité physique, avec un ensauvagement progressif de la société, avec ces meurtres gratuits au couteau, à la machette, au sabre japonais, (…) ces exactions barbares par de prétendus déséquilibrés souvent venus d’ailleurs », a-t-elle lâché, évoquant les « faits divers tragiques » de l’été.

Des piques sur tous les sujets

« La France n’est pas une terre d’asile psychiatrique ! », a dit la présidente du RN, critiquant encore la « submersion de nos rues, de nos villages, de nos villes, par une immigration aujourd’hui parfaitement incontrôlée » et souhaitant lors des élections municipales de mars 2020 « placer la sécurité au cœur du débat politique ».

Passant également en revue d’autres thèmes, Marine Le Pen a critiqué les « fraudes sociales abyssales » sur lesquelles le gouvernement « ferme les yeux », un « dépeçage territorial insidieux » ou « l’insécurité qui est aussi sociale, avec cette réforme des retraites qui s’annonce » et la « modification de l’indemnisation chômage ».

Le RN entend donc « poursuivre la reconquête » entamée lors des européennes et « arriver au pouvoir », a-t-elle déclaré, combative, appelant « tous ceux qui le souhaitent, de droite, de gauche, du centre », à la rejoindre. « Chaque siège de conseiller municipal obtenu, chaque mairie conquise, seront autant de marches franchies, (…) de nouvelles conquêtes, notamment départementales et régionales, prélude à la grande élection présidentielle de 2022 », s’est elle alors enthousiasmée.

©Darius Fawkes le 9 septembre 2019 à 23:35
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Crédit Photo: Marine Le Pen, dimanche 8 septembre à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).©FRANCOIS LO PRESTI / AFP

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