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France : Marcel Campion estime être propriétaire d’une partie de la place de la Concorde

Après avoir gagné en mai, grâce à une loi vieille de 1828, son procès contre la Ville de Paris qui voulait expulser ses deux kiosques de la place de la Concorde, le patron des attractions foraines n’en a pas tout à fait terminé avec la maire Anne Hidalgo, il revendique à présent la propriété du terrain.

Mais à qui appartient réellement la place de la Concorde? Question qui agite la Mairie de Paris et l’un de ses principaux contradicteurs, Marcel Campion, lequel, avec ses stands de vente de souvenirs, de crêpes et de chouchous, occupe une partie de l’esplanade. Les boutiques, situées devant l’Hôtel de la Marine, au débouché de la rue de Rivoli sur la place. Un emplacement comme il n’en existe pas deux. Et pour cause, estime la Mairie, l’occupation serait illégale.

Un document de 1828 par lequel Charles X transmettait la propriété de l’esplanade à la ville, à l’exception des «fossés des Tuileries» contredirait la mairie.

La bataille conduira finalement les impétrants devant les tribunaux où la question de l’occupation fut examinée en référé, en mai dernier. La justice a donné raison à Marcel Campion, sur la foi d’un document de 1828 par lequel Charles X transmettait la propriété de l’esplanade à la ville, à l’exception des «fossés des Tuileries».

Le « Fossés des Tuilleries » est cet espace de 20 mètres de large, aujourd’hui comblé, et toujours entouré d’une rambarde qui délimite la place. Dans la mesure où la Ville ne pouvait pas prouver qu’elle possède ces terrains, elle ne peut pas engager de procédure d’expulsion des kiosques touristiques de Campion.

Dossier clôs ? Il semble que non !

Dans Le Parisien, Marcel Campion a annoncé mercredi son intention de revendiquer la propriété de ces terrains prestigieux. «Dès lors que la loi de 1828 exclut que la Ville de Paris puisse être propriétaire de l’espace correspondant aux anciens fossés du Jardin des Tuileries, et que le domaine de l’établissement public du Louvre s’arrête aux grilles du Jardin des Tuileries, M. Campion, l’association Le Monde festif, la société Crêpes Concorde et la société Loisirs assoc vont engager, avec le concours d’un notaire, une procédure pour faire reconnaître la prescription acquisitive et ainsi obtenir un acte de notoriété», explique l’avocat Stéphane Colmant. «Je suis arrivé en 1985, et le 31 décembre dernier, la Ville a voulu me mettre dehors. J’ai gagné en justice et maintenant, j’en demande la propriété.

Dans la foulée le Patron des attractions foraines réclame les loyés « indûments payés » à la mairie

En effet, puisque la Ville n’est pas propriétaire des lieux, il va falloir également qu’elle me rembourse tous les loyers que je lui ai versés pendant des années,» s’exclame Marcel Campion dans les pages du Parisien.

Pour faire bonne mesure, le «roi des forains» conteste maintenant à la Mairie le droit de louer l’espace comme elle le fait régulièrement depuis qu’elle a obtenu l’enlèvement de la grande roue.

En ce moment, des ouvriers s’affairent ainsi pour monter une immense tente qui abritera le salon annuel de Pôle emploi la semaine prochaine.

Affaire à suive, Marcel Campion s’en tiendra-t-il à ce K.O technique infligé à la mairie où finira-t-il sont adversaire en réclamant également les montants éventuellement perçus par la commune lors de la location à de tiers de l’espace qu’occupait la grande roue ?

©Darius Fawkes pour WPA – TVPC et Journalisme 2.0 – le 25 septembre 2019 à 23:13
linktr.ee/Darius_Fawkes

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