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Pollution: Inquiétante série d’incendies, dans des sites à hauts risques, que faut-il en penser ?

D’abord la France, maintenant le Luxembourg, une série d’incendies frappe des usines classées Seveso, entrainant un risque écologique et sanitaire important

Chronoligie des évenements.

  • Le 03 septembre 2019, un incendie c’était déclaré sur le Site Lubrizol à Oudalle  (le Havre),

Le feu se serait déclenché dans la salle de filtration de l’unité de fabrication d’additifs pour carburants, lubrifiants et combustibles, selon le service communication de l’entreprise, cité par la presse locale.
Le site étant également classé Seveso, comme celui de Rouen, des procédures d’urgences pré établies ont immédiatement été mises en place, et les installations mises en repli, selon les sites d’informations locales. Un plan d’opération interne (POI) a été déclenché, toujours selon la communication de l’entreprise. Une cinquantaine de sapeurs-pompiers sont intervenus avec 12 engins. L’intervention a duré quatre heures, avait expliqué le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS). L’incendie n’avait fait aucune victime. Interrogé par CheckNews, la direction de Lubrizol assure que «la cause de l’incendie était liée à un problème électrique.»

  • Le 26 Septembre 2019 vers 02h40 un impressionant incendie se déclanche dans un entrepôt de l’usine Lubrizol à Rouen, cette fois beaucoup plus grave et entrainant des conséquences qui si pour l’instant restent encore floues, seront probablement très importantes.
  • Dans la nuit du lundi 30 septembre au mardi 1er octobre 2019, un incendie a touché un entrepôt de 4000 m² à Grand-Couronne près de Rouen (Seine-Maritime)

Beaucoup moins grave, ce feu qui à ravagé 800 m² dans un bâtiment de 4000 m² n’a touché que des des tractopelles à l’intérieur de l’entrepôt. Aucune victime n’est à déplorer. Les pompiers sont venus à bout du sinistre vers 2h30 du matin.

  • Lundi 30 septembre 2019, en début de soirée, un départ de feu a été constaté dans un hangar de stockage sur le site de la société STCM, située au nord de Toulouse dans la zone industrielle de Fondeyre.

Selon la Préfecture, le feu aurait été rapidement maîtrisé dans cette usine classée Seveso.

Dans le contexte de l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen, c’est un incident qui attire forcément l’attention. Selon la Préfecture de la Haute-Garonne, un départ de feu s’est produit lundi 30 septembre 2019 sur le site classé Seveso de la STCM, située au nord de Toulouse, dans la zone industrielle de Fondeyre.

Le feu aurait pris dans un hangar de stockage de batteries mais aurait été rapidement maîtrisé par les moyens internes de l’entreprise, toujours selon la Préfecture. « Aucune fumée n’a été observée à l’extérieur du site. Les légères fumées occasionnées à l’intérieur du bâtiment ont été rapidement absorbées par les extracteurs et filtrées par ces mêmes dispositifs », selon le communiqué de la Préfecture envoyé lundi soir aux rédactions.

La STCM est une installation classée Seveso, spécialisée dans le tri et le stockage de batteries au plomb usagées depuis 1952. Elle jouxte une autre installation classée Seveso, le dépôt pétrolier Esso.

Depuis plusieurs années, la proximité de ces deux sites d’avec la ville de Toulouse et donc des habitations pose question. Après la catastrophe d’AZF en septembre 2001, des collectivités s’étaient prononcées pour leur délocalisation. Sans aucun effet. 

Actuellement, le projet d’installation d’une usine classée Seveso à Muret est bloqué par la municipalité. Le groupe Chimirec souhaite y créer un  établissement secondaire chargé de traiter les 60 % de déchets industriels en transit provenant de la région toulousaine. 

  • Mardi 1er octobre 2019, l’usine Euro-Composites d’Echternach (Luxembourg) est en proie aux flammesMardi 1er octobre 2019,
© Anne Guirlinger

Une explosion s’est fait entendre à 12h30 sur le site d’Euro-Composites, dans la zone industrielle à Echternach.

Un feu « virulent » s’est déclaré dans un hall de stockage sur le site d’Euro-Composites à Echternach mardi midi.

L’incendie qui a été déclaré comme « contenu » à 19h a engendré « une pollution majeure de la Sûre » a-t-on appris mardi soir.

« Les eaux d’extinction, la mousse d’extinction à base des substances polyfluorées, ainsi que des solvants et de la résine phénolique se sont écoulées vers la Sûre » explique le ministère de l’Environnement dans un communiqué.

Les autorités luxembourgeoises et allemandes travaillent main dans la main « afin d’endiguer au mieux l’écoulement ». Des barrages flottants sont actuellement en cours d’installation à Steinheim pour « retenir les mousses et les solvants surnageants et de les évacuer ».
Après avoir travaillé tout l’après-midi pour éviter une propagation du brasier aux bâtiments voisins, les secours doivent donc maintenant se concentrer sur une nouvelle urgence.

Depuis le début de la journée, une centaine de pompiers ont été mobilisés sur le site de la société qui produit des matériaux composites.

D’après nos informations, il n’y aurait pas de blessé à déplorer en ce début de soirée. Le CGDIS a indiqué à 19h que l’alerte à la population de fermer portes et fenêtres avait été levée.

Cette série d’événements laisse perplexe, car si à priori il n’y a aucun lien entre les divers incendies, la proximité dans le temps, la classification Seveso de trois d’entre elles, la pollution avérée au Luxembourg et celle sous-jacente à Rouen, amènent à de nombreux questionnements dont certains font froid dans le dos.

©Darius Fawkes pour WPA – TVPC et Journalisme 2.0 – le 01 octobre 2019 à 21:45
linktr.ee/Darius_Fawkes

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