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Paris – Marche de la colère des policiers : Flics ou manifestants ?

A Paris, le 2 octobre, des milliers de policiers (22 000 selon les syndicats) ont défilé à Paris pour une « Marche de la colère » destinée à dénoncer le malaise dans leur profession, marquée par 51 suicides depuis le début de l’année.

Parmi les raisons de cette colère : le manque de matériel de protection, des commissariats « vétustes » , une surcharge de travail causée par le sous-effectif, l’insécurité face aux menaces qui les ciblent jusque dans leur vie privée, ou encore le sentiment d’abandon ressenti face à la hiérarchie et le gouvernement. Antonio, policier de terrain à Bordeaux, dresse un constat amer : « On a l’impression que personne ne s’occupe de nous, que personne ne s’occupe de notre mal-être. » Des paroles à écouter dans la vidéo ci-dessus.

Telles étaient les revendications émises à la presse officielle, alors que dans le cortège les slogans sonnaient différement.

« Assassins, ordures(..) vous n’êtes rien sans nous » , « la république à tenu graçe à nous » ou encore « Edouard Philippe ! tu a peur maintenant ? » « Président Macron tu a peur maintenant que nous sommes dans la rue « 

“La république est debout grace a nous…Vous êtes rien sans nous” un policier face aux gilets jaune!!!

Publiée par AMAR sur Mercredi 2 octobre 2019

Ces invectives furent scandées à des contres-manifestants gilets jaunes, nassés par la gendarmerie, et montrant des portaits des mutillés

Flics ou manifestants ?

La aussi la confusion a persisté tout au long du cortège, les policiers arborant leurs brassards et disposant d’un très grand dispositif de sécurité lui aussi porteur de brassard de police et n’hésitant pas à repousser la presse lorsqu’elle tentait d’entrer dans le cortège. Ce qui ne manquat pas d’exceder un grand nombre de journalistes dont Gaspar Glanz, à qui son franc parlé, bien que légitime et justifié, aura valu par la suite quelques déboires.

Des journalistes indépendants sont fait pousser dehors de la manifestation par les manifestants policiers. (Moi aussi j’étais repoussé plusieurs fois, alors que je faisais mon travail)

Publiée par AMAR sur Mercredi 2 octobre 2019

Quand les policiers manifestent et huent les victimes de violences policières. Paris – 2 octobre 2019 ©️NnoMan —- Pour soutenir mes reportages : https://fr.tipeee.com/nnoman-1

Publiée par NnoMan sur Mercredi 2 octobre 2019

Quand des policiers manifestent et interpellent Gaspard Glanz, journaliste indépendant. Paris – 2 octobre 2019 ©️NnoMan —- Pour soutenir mes reportages : https://fr.tipeee.com/nnoman-1

Publiée par NnoMan sur Mercredi 2 octobre 2019

le journaliste indépendant Gaspard Glanz, interpellé deux fois, la première fois contrôlé et aussitôt relaché la seconde, interpellé et embarqué.

Le journaliste Gaspard Glanz interpellé par la police lors de la « Marche de la colère  » à Paris ce mercredi. Via Taha Bouhafs

Publiée par Lyon Rébellion sur Mercredi 2 octobre 2019

Le journaliste indépendant Gaspard Glanz vient d’être arrêté et interpelé lors de la #marchedelacolère des policiers. Une policière lui indique que ce serait pour « une notification de jugement », donc sans lien avec son travail ce jour dans cette manifestation. C’est une énième atteinte à la liberté de la presse. Nous attendons de savoir quel est le commissariat où il est placé et nous appelleront à un rassemblement de soutien.

Publiée par Taha Bouhafs sur Mercredi 2 octobre 2019

Deux heures plus tard Gaspard Glanz est relaché, le prétexte à son interpellation « recherché pour signification d’un jugement » n’existant visiblement pas !

Une bonne partie de la presse à également été nassée et empéchée de travailler par des gendarmes « obéissant aux ordres ! » .

Gendarmes, qui par aillieurs semblent avoir adoptés les méthodes violentes de la police comme en témoigne la vidéo ci dessous.

Manifestation de colère de la part de la police ou prétexte pour asseoir le pouvoir qu’ils ont pris sur la démocratie ?

Lorsque l’on fait le bilan de cette manifestation, interpellations arbitraires de plusieurs gilets jaunes et journalistes, nassage de membres de la presse « sur ordre », un service de sécurité outrepassant ses droits, des gendarmes semblant avoir jetté l’éponge et s’être soumis au dictat policier, cet même police lançant au gouvernement des slogans ressemblant plus à de la défiance de pouvoir qu’à des revendications, celà a de quoi inquiéter fortement et ammène à se questionner sur le réel pouvoir que detient la police sur le gouvernement et la justice ainsi que sur les dangers de cette dérive d’une police en roue libre.

©Darius Fawkes pour WPA – TVPC et Journalisme 2.0 – le 3 octobre 2019 à 00:59
linktr.ee/Darius_Fawkes

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