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France: Action choc à Paris – 114 Femen au cimetière Montparnasse, samedi, pour réclamer des mesures plus fortes au gouvernement.

Elles étaient 114 femen à traverser en silence samedi, le cimetière Montparnasse, la plus grande mobilisation Femen vue en France, pour réclamer au gouvernement « une mobilisation plus forte ».

Chacune portant une pancarte noire en forme de stèle, où figurent les noms de femmes tuées par leur conjoint ou ex-compagnon cette année : « Taïna, 20 ans, 3e féminicide »« Michèle, 72 ans, 10e féminicide »« Salomé, 21 ans, 100e féminicide »

Arpentant les rues menant au cimetière en scandant « Pas une de plus », « plus écoutées mortes que vivantes »

Défilant sous la pluie, les Femen avaient inscrit en lettres blanches sur leurs bustes dénudés « je ne voulais pas mourir »« je l’ai quitté, il m’a tuée » ou « on me prendra au sérieux quand je serai morte ».

Inna Shevchenko, figure de proue du mouvement Femen, a déclaré aux journalistes présent que « le plus important aujourd’hui, c’est de commencer à entendre les femmes »« Nous voulons que la mobilisation soit plus forte encore de la part du gouvernement, des juges, des policiers (…). Chacune d’entre nous est potentiellement victime de violences conjugales, de féminicide », a-t-elle insisté.

Par cette « marche symbolique », représentant « les 114 femmes victimes de féminicides » recensées par un collectif militant depuis le début de l’année, les Femen ont voulu interpeller le « pouvoir en place », a expliqué l’une d’entre elles dans une déclaration. « Nous rappelons que la plupart » de ces femmes, « avant d’être assassinées, avaient été victimes de violences intrafamiliales et avaient alerté la société civile, la police, la justice, des menaces qui pesaient sur elles », a-t-elle ajouté, très émue.

« Un mois après le début du Grenelle » contre les violences conjugales, lancé le 3 septembre, « la mobilisation ne doit pas faiblir. Les féminicides ne sont pas une fatalité, mais bien un fléau que l’on peut endiguer », a-t-elle martelé.

En 2018, 121 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, selon le ministère de l’intérieur.

Le Jouranliste Rémy Buissine les à suivit samedi de la préparation jusqu’au retour à leur local et prépare un reportage à voir bientôt sur Brut

©Darius Fawkes pour WPA – TVPC et Journalisme 2.0 – le 07 octobre 2019 à 01:59
linktr.ee/Darius_Fawkes

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