Bruxelles: « Extinction Rebellion » 435 interpellations, gazages, matraquages, plusieurs voix politiques se sont élevées face à ce qui est considéré comme un débordement policier.

Dès 14h, les autorités avaient bloqué l’accès à la place des Palais, craignant un envahissement des jardins royaux.

La manifestation du mouvement « extinction rebellion », rassemblement de désobéissance civile qui lutte pour une justice climatique avait commencé à 14h à Bruxelles. Le mouvement, qui prévoyait de s’installer dans les jardins du Palais, un endroit interdit au public, a alors pris ses quartiers sur la place des palais, qu’il esprèrait occuper pendant 24 heures

Plusieurs groupes de manifestants se forment naturellement dans le but d’organiser différentes assemblées populaire abordant toute une série de thèmes afin d’ entamer une transition vers une société qui soit aussi bien socialement, qu’écologiquement.

Assis sur des chaises, les activistes débattent sur les questions du climat. – © G.W.

Dès 14h, les autorités ont bloqué l’accès à la place des Palais, craignant un envahissement des jardins royaux.

Extinction-Rebellion avait annoncé vouloir investir la place des Palais mais s’est vu opposé un refus tout comme une interdiction de rester sur la place Royale. « Nous sommes très satisfaits du taux de participation », a déclaré David Steeman, d’Extinction Rebellion. « Quelque 1.250 personnes se sont inscrites et un très grand groupe est arrivé. Nous ne sommes pas dans le jardin du Palais royal, mais nous sommes proches du Palais. Nous allons rester ici au moins 24 heures et organiser des assemblées populaires sur différents sujets. L’une de nos revendications est que le pouvoir soit rendu aux citoyens, que les citoyens ordinaires soient en mesure de décider de quelle façon faire face à la crise climatique. » 

Fin d’après midi la police disperse violemment les manifestants

Fin d’après midi, alors que les manifestants se mobilisaient pacifiquement, les forces de l’ordre ont chargé à coups de matraque, gaz lacrymogènes, et pompes à eau. Une équipe de BX1 était parmi les militants et s’est retrouvée encerclée par la police. Certains manifestants ont bien essayé de résister pacifiquement mais ont fini par être embarqués par les forces de l’ordre.

La police bruxelloise a interpellé, 435 militants d’Extinction Rebellion au total, sur la place des Palais et la place Royale.

Finalement, peu après 19h00, la police de Bruxelles a évacué l’ensemble des manifestants. Le porte-parole de la police Olivier Slosse a indiqué que « Dans 317 cas, il n’était question que d’une arrestation administrative, alors que les 118 autres ont été emmenés au commissariat pour identification et ont ensuite été libérés », « Les premiers ont été libérés à partir de 21h00, les autres peu avant 03h00. »

Ce dimanche, plusieurs voix politiques se sont élevées face à ce qui est considéré comme un débordement policier.

Plusieurs élus de la Ville et de la Région bruxelloise se sont exprimés suite à la répression violente des manifestations de ce samedi.

L’échevin du Climat de la Ville de Bruxelles Benoît Hellings (Ecolo) a affirmé qu’une réunion se tiendrait dès lundi avec le bourgmestre et les échevins. Cette violence pose une grave question qui mérite des réponses. Il faut que les futures manifestations climatiques (et toutes les autres) de Bruxelles fonctionnent comme les 21 manifestations précédentes : dans la joie, la revendication et le respect.” Une réunion se tiendra dès lors pour comprendre le déroulement des actions policières et découvrir le rapport de la police.

De son côté, le bourgmestre Philippe Close (PS) n’a pas souhaité réagir, préférant d’abord faire un état des lieux des événements. Ce dernier assume cependant pleinement avoir pris la décision de mettre un terme à l’occupation pacifiste du mouvement Extinction Rebellion, “pour respecter l’espace public et remettre de l’ordre dans la circulation.” Ce à quoi la présidente du conseil communal de la Ville Liesbet Temmerman (Ecolo) a réagi. “Réprimer une action (qu’elle ait lieu dans ou en dehors de la zone neutre bruxelloise) c’est un choix, pas une obligation. Ce n’est JAMAIS une obligation, et il est important de préciser cela.”

Depuis les bancs de l’opposition, la cheffe de groupe PTB Mathilde El Bakri interpellera quant à elle, la majorité à ce sujet. “C’est intolérable. Comment est-ce possible qu’une ville qui vote l’état d’urgence climatique trois semaines plus tôt réprime des militants pacifistes pour le climat avec une telle violence ?”, s’est indignée la cheffe de groupe avant d’inviter tous les militants présents à envoyer leur témoignage et à venir assister au prochain conseil communal du 21 octobre.

Une enquête a été ouverte au sein de la police de Bruxelles à propos des méthodes utilisées par les forces de l’ordre pour faire évacuer la place royale que les sympathisants du collectif Extinction Rebellion

©Darius Fawkes pour WPA – TVPC et Journalisme 2.0 – le 13 octobre 2019 à 23:50
Sources: Belga – Reuters
linktr.ee/Darius_Fawkes

Une pensée sur “Bruxelles: « Extinction Rebellion » 435 interpellations, gazages, matraquages, plusieurs voix politiques se sont élevées face à ce qui est considéré comme un débordement policier.

  • 14 octobre 2019 à 11 11 38 103810
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    sais une dictature policière sais honteux

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