fbpx

France: Droit de retrait à la SNCF – Pour Emmanuel Macron la situation de la SNCF « ne justifie pas de bousculer le quotidien de certains de nos concitoyens »

Suite à la collision, mercredi dernier, entre un TER reliant Charleville-Mézières à Reims et un convoi routier exceptionnel coincé sur un passage à niveau, de nombreux agents de la SNCF ont fait valoir leur droit de retrait, ce week-end.

Cinq jours après le début du mouvement des cheminots, qui a fortement perturbé le trafic ferroviaire ce week-end, Emmanuel Macron s’est exprimé pour la première fois. La situation de la SNCF « ne justifie pas de bousculer le quotidien de certains de nos concitoyens », a estimé le président français, ce mardi au micro de BFMTV

« Le Premier ministre et les ministres (…) font ce qu’ils doivent faire dans un contexte qui est, on le sait, difficile », précise Emmanuel Macron, interrogé depuis Mayotte. « Je pense que le pays doit débattre, des transformations doivent se conduire aussi parce que nous devons changer beaucoup de choses », a-t-il dit. « Je ne vais pas commenter l’actualité de l’Hexagone et surtout ce que le gouvernement est en train de faire et de bien faire », a-t-il ajouté.

Vendredi, de nombreux agents de la SNCF ont fait valoir leur droit de retrait faisant suite à la collision mercredi soir entre un TER reliant Charleville-Mézières à Reims, dans lequel le conducteur était le seul agent SNCF présent, et un convoi routier exceptionnel coincé sur un passage à niveau. Le conducteur, touché à une jambe, a dû porter secours aux voyageurs, dont une dizaine de blessés, .

le Premier ministre Edouard Philippe avait «demandé à la SNCF d’examiner toutes les suites, y compris judiciaires, qui pouvaient être données lorsque des gens ne respectent pas la loi»

« Grève surprise » pour la direction de la SNCF, droit de retrait appliqué pour contester un mode de fonctionnement (un conducteur par TER) selon les syndicats, le mouvement a fortement perturbé le trafic ferroviaire vendredi et samedi, avant une reprise progressive. Samedi, le Premier ministre Edouard Philippe avait dénoncé un « détournement du droit de retrait » et une « grève sauvage » et « demandé à la SNCF d’examiner toutes les suites, y compris judiciaires, qui pouvaient être données lorsque des gens ne respectent pas la loi ».

La SNCF n’engagera pas de poursuites judiciaires

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a quant à elle, rappelé mardi sur France Inter que « la SNCF avait annoncé que, puisque le travail a repris, elle ne ferait pas de poursuites » judiciaires​. Le trafic devait être quasiment normal mardi, avec « neuf TER sur dix » et un trafic normal pour les TGV et Ouigo, ainsi que pour les RER et Transilien en Ile-de-France selon les prévisions de la SNCF.

©Darius Fawkes pour WPA – TVPC et Journalisme 2.0 – le 22 octobre 2019 à 23:12
Source: AFP, crédit photo: SAMUEL BOSCHER / AFP
linktr.ee/Darius_Fawkes

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :