Justice: Julian Assange semble confus à l’audience d’extradition et a du mal à se rappeler son nom.

Une audience d’extradition de Julian Assange aura lieu l’année prochaine après qu’un juge britannique ait refusé la demande de délais faite par les avocats du fondateur de WikiLeaks.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, semblait très confus à l’ audience devant le tribunal à Londres ce lundi, s’efforçant de rappeler son nom et son âge. Cette première comparution publique est rappelons le, sa première apparution en publique depuis des mois d’emprisonement.

Julian Assange, 48 ans, a passé sept ans dans l’ambassade de l’Équateur avant d’en être exfiltré et arrêté en avril par la police londoniènne, il fait actuellement face à 18 chefs d’accusation aux États-Unis, notamment pour conspiration, piratage des ordinateurs du gouvernement et violation de la loi sur l’espionnage. Il pourrait passer des décennies en prison s’il est reconnu coupable.

Lundi, il est apparu rasé, sans la longue barbe que l’on avais pu remarquer lors de sa dernière apparition publique en mai, il avait alors été condamné à 50 semaines de prison pour « antécédents d’évasion » .

Il est apparu en bonne santé, les cheveux blancs coiffés dans le dos et vêtu d’un costume bleu marine par-dessus un pull bleu clair et une chemise blanche.

Mais Assange a marmonné et bégayé pendant plusieurs secondes alors qu’il donnait son nom et sa date de naissance au début d’une audience préliminaire dans l’affaire.

Lorsque le juge lui a demandé, à la fin de l’audience, s’il savait ce qui se passait, il a répondu «pas exactement», s’est plaint des conditions de détention en prison et a déclaré être incapable de «penser correctement».

«Je ne comprends pas comment cela est équitable», a déclaré Assange. « Je ne peux faire aucune recherche, je n’ai accès à aucun de mes écrits. C’est très difficile où je suis ».

Assange est actuellement détenu dans une prison britannique pour avoir lutté contre son extradition vers les États-Unis pour espionnage.

Il s’était en effet réfugié à l’ambassade d’Équateur en 2012 pour éviter d’être envoyé en Suède où il devait répondre à des accusations de crimes sexuels. 
Il affirme que les charges retenues contre lui par les États-Unis constituent une tentative politique de réduire au silence les journalistes et les éditeurs, et que les allégations suédoises faisaient partie d’un complot visant à son interpellation. La Suède examine les affaires de crimes sexuels.

Assange a fait les gros titres au début de 2010 lorsque WikiLeaks publia une vidéo militaire américaine classée, laquelle montrait l’attaque par des hélicoptères Apache, en 2007 à Bagdad, tuant une douzaine de personnes, dont deux membres de la rédaction de Reuters.

WikiLeaks a plus tard « irrité » les États-Unis en publiant des « fuites » de documents militaires classés et de câbles diplomatiques.

une guerre concertée et déclarée contre les lanceurs d’alerte, y compris les journalistes d’investigation et les éditeurs

Son avocat Mark Summers a déclaré que le gouvernement américain avait écouté les conversations entre Assange et des avocats lors de son séjour à l’ambassade d’Équateur à Londres de 2012 à 2019.

Il a ajouté qu’il y avait une affaire pénale devant les tribunaux espagnols qui impliquerait des sous-traitants espagnols utilisés par le gouvernement américain et que des hommes cagoulés auraient pénétré dans des bureaux sans donner de détails. Le tribunal national espagnol déclare quant à lui qu’il étudie si une entreprise de sécurité espagnole [Undercover Global SL] avait épié Julian Assange et ses avocats en installant des microphones cachés et d’autres dispositifs dans l’ambassade de l’Équateur à Londres alors qu’il y séjournait.

« Cela fait partie d’une guerre concertée et déclarée contre les lanceurs d’alerte, y compris les journalistes d’investigation et les éditeurs », a déclaré Mark Summers.

Il a d’autre part, fait valoir que son équipe avait besoin de plus de temps pour rassembler et fournir des preuves, affirmant que les difficultés rencontrées dans cette affaire mettraient à l’épreuve les limites de la plupart des avocats, citant la difficulté de communiquer avec Assange qui n’a pas d’ordinateur en prison.

Le juge a rejeté la demande de retarder l’audience et a déclaré que l’audience d’extradition d’Assange se déroulerait comme prévu devant le tribunal d’instance de Belmarsh, dans l’est de Londres, en février.

Les admirateurs ont salué Assange en tant que héros pour avoir dénoncé ce qu’ils qualifient d’abus de pouvoir de la part des États modernes et pour avoir défendu la liberté d’expression. Lors de son arrivée, les nombreuses personnes venues lui apporter leur soutien, ont levé le poing en signe de solidarité.

Ses détracteurs quant à eux, l’ont décrit comme un personnage dangereux, complice des efforts de la Russie pour « saper » l’Ouest.

Kristinn Hrafnsson, rédactrice en chef de WikiLeaks, a déclaré que l’affaire devrait être immédiatement abandonnée.

« Non seulement cela est illégal au vu du traité, mais les États-Unis ont mené des opérations illégales contre Assange et ses avocats, lequelles font l’objet d’une enquête majeure en Espagne. »

©Darius Fawkes pour WPA – TVPC et Journalisme 2.0 – le 22 octobre 2019 à 19:07
SOURCE REUTERS – SBS crédit photos: AFP
linktr.ee/Darius_Fawkes

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