Mobilisation: « Gilets Jaunes » – Ce Samedi certains manifestaient, aux Kurdes ou aux Chiliens, d’autres aux Pompiers ou à Lubrizol.

Pour le 50e samedi consécutif et à un mois de l’anniversaire du 17 novembre, des Gilets jaunes sont mobilisés ce 26 octobre avec, entre autres, un appel au rassemblement national à Saint-Etienne et un appel conjoint avec un collectif chilien à Paris.

D’autres rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes de France comme à Toulouse (Haute-Garonne), Dieppe (Seine-Maritime), Lille, Hautmont(Nord), Epinal (Vosges) ou Besançon (Doubs) mais aussi à Bordeaux, Rouen, Sivens ou Epinal.

A Paris, plusieurs centaines de personnes ont défilé, pour moitié des « gilets jaunes », pour moitié des soutiens aux Chiliens. « Tous ensemble, les peuples unis ne seront jamais vaincus », proclamait une banderole.
Deux rendez-vous ont été donnés. Le premier à 11h place Saint-Pierre et le second à 12h à Bercy avec l’intention de marcher jusqu’à la place du Colonel Fabien dans le XIXe arrondissement. Les deux manifestations étaint déclarées.
Celle qui partait de Bercy répondaitt notamment à l’appel conjoint du collectif Les résistants républicains et citoyen et aussi du collectif chilien Frente Amplio pour exprimer la solidarité avec les manifestations monstres actuellement en cours au Chili.
Des incidents ont éclaté dans la capitale pendant la dispersion de la manifestation, au niveau du boulevard de la Villette. La station de métro Belleville a été fermée.

La police a fait usage de gaz lacrymogènes. Un manifestant qui tentait de bloquer un fourgon de CRS a été poussé par le véhicule sur plusieurs mètres et aspergé de gaz lacrymogène par les forces de l’ordre.

A Saint-Étienne (AFP) – Quelque 500 « gilets jaunes » ont participé samedi à Saint-Étienne à une manifestation « nationale », donnant lieu à des face-à-face tendus avec les forces de l’ordre, tandis qu’à Paris et Bordeaux d’autres rejoignaient des rassemblements de soutien aux Kurdes ou aux Chiliens.
Après avoir traversé Saint-Étienne en début d’après-midi, les manifestants ont bloqué vers 16H00 la RN 88, en direction de Firminy et du Puy-en-Velay, à l’aide de bidons métalliques, coupant la circulation dans les deux sens, a constaté un correspondant de l’AFP sur place.
Ils ont été délogés par les forces de l’ordre à grand renfort de gaz lacrymogènes et les voies ont été dégagées.
La manifestation s’est dispersée vers 18h00 place du Peuple, en centre-ville. Ce 50e acte des « gilets jaunes » n’a pas donné lieu à des « dégâts significatifs ni (…) blessés », selon la préfecture de la Loire, qui a fait état de six interpellations.

Acte 50 aujourd'hui à Saint Étienne. Les gilets jaunes étaient de nouveau nombreux et ils ont eu de l'inspiration.

Publiée par Bordeaux Déborde sur Samedi 26 octobre 2019

A Bordeaux, environ 250 personnes, selon la préfecture de la Gironde, dont une minorité porteurs de gilets jaunes, ont arpenté dans le calme le centre de Bordeaux, derrière des banderoles proclamant « Fin de mois, Fin du monde = Même combat » ou « Le problème en France, c’est le social, pas le voile ». Les « gilets jaunes » ont rapidement rejoint un rassemblement de près de 250 Kurdes de la métropole bordelaise qui manifestaient dans un flot de drapeaux rouges, jaunes et verts, aux couleurs du Rojava, pour dénoncer l’offensive turque dans le Kurdistan syrien.

Dans le Tarn, d’autres « gilets jaunes » ont participé à un rassemblement d’environ 200 militants écologistes à Sivens où, voici cinq ans, Rémi Fraisse avait été tué lors d’affrontements entre forces de l’ordre et opposants au barrage.

A Toulouse, bastion du mouvement de lutte contre les violences policières, la manifestation a rassemblé dans l’après-midi plusieurs centaines de « gilets jaunes » aux cris de « A bas l’État, les flics et les fachos » et derrière une banderole proclamant « Stop à la grande braderie des services publics ».
Un cordon policier a lancé rapidement une première salve de gaz lacrymogènes pour détourner du centre-ville le cortège, repoussé sur la berge extérieure du canal du Midi.
« Maintenant, ce n’est plus les +gilets jaunes+ (…). C’est la France qui est en colère. La mobilisation n’en est qu’à ses débuts », a jugé Lara, une assistante maternelle de 50 ans, interrogée par l’AFP.
Vers 16H00, seuls de petits groupes continuaient de parcourir la ville rose pour se regrouper dans le centre, les principales artères étant bloquées par la police. « Là, c’est clair, ils veulent tuer le mouvement », a lâché un « gilet jaune » quadragénaire.

A Dieppe, au moins 200 personnes ont défilé ,la manifestation faisait écho à l’acte 50 du mouvement des Gilets jaunes sur les banderoles, il était possible de lire « soutien aux pompiers » en référence aux manifestations du 15 octobre dernier qui ont viré à l’affrontement entre les soldats du feu et les policiers. Les manifestants ont également insisté sur la nécessité d’une grande convergence populaire face au régime d’Emmanuel Macron et à sa gestion calamiteuse du désastre Lubrizol.
A Rouen
, environ 500 personnes, selon la police, se sont rassemblées cet après-midi devant le palais de justice de Rouen pour exprimer leur inquiétude face aux conséquences possibles de l’incendie de l’usine chimique Lubrizol. Les manifestants, encadrés par la CGT, ont ensuite défilé dans le centre ville en empruntant les rues Jeanne-d’Arc, Lecanuet, de la République, du Général Leclerc jusqu’au théâtre des Arts où a eu lieu la dislocation vers 17h30.

Dans le Grand-Est, à Épinal, ce sont 350 « gilets jaunes » qui ont parcouru les rues à partir de 14H30. Le centre-ville leur avait été interdit par la préfecture. Cette dernière a indiqué en fin d’après-midi que la manifestation avait été « plutôt calme » si ce n’est « des incidents mineurs ». « Ils ont cheminé tranquillement », a ajouté la préfecture des Vosges.

A Lille, selon le collectif des « gilets jaunes », ils étaient environ 350 à défiler, sans incidents notables. la journée a néanmois été perturbée par plusieurs arrestations, dont celle d’une jeune femme, Adeline Masse, enceinte de trois mois et Alek, un jeune manifestant en fauteuil roulant.
Vers 17 h, alors que la manifestation prenait fin, une cinquantaine de Gilets jaunes ce sont attardés devant le palais de Beaux Arts, entourés d’un large cordon de CRS. Une nouvelle interpellation a lieu à ce moment là, celle d’une dame âgée.

Lille 26/10/2019 arrestation

Publiée par Emmanuel Blanchard sur Samedi 26 octobre 2019

Lille arrestations d alek l handicapé

Publiée par Brandao Lionel de Lille sur Samedi 26 octobre 2019

Des Manifestations nocturnes ont également eu lieux à Montpellier, Paris et à Hautmont(59) dans les Hauts de France

Nocturne à Montpellier

Publiée par Solene España sur Samedi 26 octobre 2019

#Acte50 #NuitJaune 👊

Publiée par Manu Evrard sur Samedi 26 octobre 2019
©Darius Fawkes pour WPA – TVPC et Journalisme 2.0 – le 27 octobre 2019 à 03:00
Avec AFP – crédit photo: © Emmanuel Blanchard , Lille 26/10/2019
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