Cybersécurité 202: les États-Unis remportent des victoires tactiques dans la bataille contre Huawei

Les efforts des États-Unis visant à contrôler la propagation mondiale des équipements de télécommunication de nouvelle génération de Huawei après des mois de revers ont peut-être bien fini par payer.

Les responsables de l’Union européenne, d’Allemagne et du Brésil ont tous pris des mesures ces derniers jours pour restreindre les droits de Huawei après plus d’un an d’accusations américaines selon lesquelles la société de télécommunication chinoise pourrait être un vecteur d’espionnage numérique ou de sabotage à Pékin.

L’argument des États – Unis semble également faire des progrès au Canada, où le conseiller à la sécurité nationale de la maison blanche, Robert O’Brien a vivement critiqué  Huawei lors d’ une conférence de sécurité, le week – end dernier, remportant des applaudissements de conservateurs législateurs canadiens, lesquels ont exhorté le Premier ministre Justin Trudeau à suivre l’exemple des États – Unis .

«Lorsqu’ils arriveront au Canada, ils connaîtront tous les dossiers de santé, tous les dossiers bancaires, tous les posts des médias sociaux – ils sauront tout sur chaque Canadien», a déclaré O’Brien. Il a également averti que le partage du renseignement américain avec le Canada « serait affecté si nos proches alliés laissaient le cheval de Troie entrer dans la place ».

Ce revirement suggère clairement que les alliés qui hésitaient à rejoindre les États-Unis dans le cadre d’une interdiction générale visant Huawei pourrait subir des mesures restrictives afin que les responsables américains obtiennent gain de cause. 

Cela pourrait réduire le danger de la domination chinoise sur les réseaux 5G ultra-rapides, qui transporteront les données dans un ordre de grandeur largement supérieur à ceux des systèmes sans fil existants et exploiteront une nouvelle génération de technologies basées sur Internet, telles que des véhicules autonomes et des usines automatisées. 

L’Union européenne, par exemple, a approuvé un processus d’examen strict pour les fournisseurs 5G, qui inclut l’examen des cadres juridique et politique auxquels les entreprises sont liées – une exigence longtemps réclamée par les autorités américaines étant de bloquer Huawei appartenant en majorité au Parti communiste chinois. 

Le Parlement allemand a quant à lui adopté une motion similaire bloquant les équipements 5G des pays dans lesquels le gouvernement exerce une influence excessive sur le monde des affaires.

L’organe de sécurité nationale du Brésil a également  lancé une vaste évaluation des risques liés à la 5G qui pourrait mettre Huawei hors de combat.

Entre-temps, seule une poignée de pays a suivi les pressions américaines en faveur d’une interdiction complète de Huawei, notamment l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon. La Grande-Bretagne avait précédemment décidé de limiter les contrats de Hauwei à la périphérie de ses réseaux 5G plutôt que de ses systèmes centraux, mais des responsables américains ont fait valoir que cela donnait toujours à la société beaucoup trop d’accès.

Ce changement intervient alors que le gouvernement américain intensifie ses propres efforts pour restreindre Huawei – ce qui implique déjà de l’interdire des réseaux 5G et des contrats gouvernementaux.

la « Federal Communications Commission » a voté à l’unanimité vendredi afin d’empêcher Huawei de vendre du nouveau matériel au petit réseau de fournisseurs de téléphonie rurale et d’accès Internet avec lequel elle a passé des contrats .

Les commissaires ont également lancé un nouvel effort pour cartographier tous les appareils Huawei fonctionnant sur les réseaux américains et envisager de financer le projet de suppression et de remplacement, le coût de cette opération serait de l’ordre de 2 milliards de dollars.

Huawei, qui a, pour sa part, toujours nié avoir contribué à l’espionnage des Chinois, a dénoncé la décision de la FCC, affirmant qu’elle violait les « principes fondamentaux d’une procédure régulière » et était « basée sur rien de plus que des spéculations et des insinuations irrationnelles ».

Les législateurs, d’autre part, n’ont pas tardé à applaudir les nouvelles mesures prisent contre le géant chinois Huawei et le sénateur Ted Cruz (R-Tex.) à lui qualifié Huawei d’ « agence d’espionnage se faisant passer pour une société de technologie ».

#Huawei

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©Darius Fawkes pour WPA – TVPC et Journalisme 2.0 – le 25 novembre 2019 à 20:55
Source: Reuters

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