Liban: l’ONU et Amnesty appellent les autorités à protéger les manifestants.

Des experts de l’ONU et l’organisation Amnesty International ont dénoncé mardi l’échec des autorités libanaises à protéger les manifestants qui conspuent depuis plus d’un mois la classe dirigeante, après des attaques menées par des partisans du gouvernement.

Les autorités ont « échoué à protéger convenablement les contestataires de violentes attaques d’autres » manifestants, ont affirmé dans un communiqué des experts des droits humains affiliés aux Nations unies.

Parmi ces experts figurent Agnès Callamard, rapporteure spéciale des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, et Michel Forst, rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’Homme.

« A au moins six reprises, les forces de sécurité ont apparemment échoué à intervenir pour protéger des manifestants pacifiques ou pour arrêter les auteurs (d’attaques) », ont-ils estimé.

Selon Amnesty International, les attaques contre des manifestants « pourraient signaler une escalade dangereuse ».

« Les autorités doivent agir immédiatement pour protéger les manifestants et défendre le droit de réunion pacifique », a affirmé Lynn Maalouf, directrice des recherches sur le Moyen-Orient de l’organisation de défense des droits humains.

Depuis le déclenchement du mouvement de contestation le 17 octobre, des heurts sporadiques ont opposé les manifestants aux partisans des partis chiites Amal et Hezbollah, dont les chefs respectifs Nabih Berri et Hassan Nasrallah sont conspués au même titre que l’ensemble de la classe dirigeante.

Dans la nuit de dimanche à lundi, des partisans de ces deux partis ont attaqué des manifestants à Beyrouth. Puis lundi soir, ils ont lancé des cailloux sur des tentes de manifestants en scandant « Chiite, chiite » avant de s’éloigner. Des attaques ont aussi eu lieu à Tyr (sud) et à Baalbeck (est).

Mardi, des partisans du Courant patriotique libre, parti du président Michel Aoun, ont affronté des dizaines de manifestants qui appelaient le chef de l’Etat à organiser des consultations parlementaires.

Quatre semaines après la démission du gouvernement de Saad Hariri, et en dépit d’une mobilisation populaire qui ne faiblit pas, le processus constitutionnel devant aboutir à la nomination d’un nouveau Premier ministre puis la formation d’un gouvernement n’a toujours pas été enclenché par le président.

#Liban

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©Darius Fawkes pour WPA – TVPC et Journalisme 2.0 – le 26 novembre 2019 à 20:20
Source: OLJ / AFP

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