France: La République en marche vers une lente érosion – deux députées quittent le parti.

Deux claquements de porte en moins de 24 heures: les députées Marion Lenne et Pascale Fontenel-Personne ont quitté La République en marche, en reprochant notamment au parti présidentiel “son fonctionnement”, voire “une opacité ». Elles restent apparentées au groupe majoritaire à l’Assemblée.

En moins de vingt-quatre heures, deux députées viennent d’annoncer, leur départ de la République en marche (LRM). La députée de la Sarthe Pascale Fontenel-Personne a annoncé, vendredi 29 novembre, quitter le mouvement, dénonçant « une résurgence de la vieille politique opaque et calculatrice au niveau local », tout en restant apparentée au groupe majoritaire.

Dénonçant “une résurgence de la vieille politique opaque et calculatrice au niveau local“, Pascale Fontenel-Personne explique dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux qu’elle est « macroniste mais plus En marche ! »« La gestion départementale de la République en marche est calamiteuse et dénuée d’ambition, aussi bien pour les Sarthois que pour le mouvement, et le tout soutenu par le mouvement à l’échelle nationale », déplore la députée.

La députée ajoute qu’elle ne peut plus s’engager « plus longuement au nom de La République en marche Sarthe si tant est qu’elle existe » mais « reste apparentée » au groupe à l’Assemblée.

Le mouvement a investi la semaine dernière l’entrepreneur Gilles Guerchet pour les prochaines élections municipales au Mans. Mme Fontenel-Personne figure sur une liste concurrente, sans étiquette.

Des désaccord sur le fonctionnement du parti

Jeudi, c’est Marion Lenne, députée de Haute-Savoie, qui a annoncé avoir quitté le « mouvement LRM » en raison d’un « désaccord sur le fonctionnement » du parti, et être « encore en réflexion » sur son avenir au sein du groupe parlementaire à l’Assemblée, déplorant “qu’on n’écoute pas assez les territoires

« Par conviction personnelle, j’ai quitté le mouvement. J’en ai fait le tour, me semble-t-il. (…) J’ai un désaccord sur le fonctionnement car je trouve qu’on n’écoute pas assez les territoires. Pour le groupe parlementaire, c’est encore en réflexion. Je verrai à mon retour » d’un voyage à Madagascar, a-t-elle expliqué au téléphone. « Pour autant, je me suis engagée à mener le projet présidentiel à son terme. J’agis donc dans ce sens », a précisé cette élue de 45 ans.

Une dizaine de défections

Si elle quitte le groupe, elle rejoindra la dizaine de députés « marcheurs » qui ont fait défection ou se sont mis en retrait. La dernière en date, Jennifer de Temmerman, expliquait mi-novembre avoir perdu « espoir » après le vote de mesures sur l’immigration et l’instauration d’un délai de carence de trois mois pour l’accès des migrants à certains soins.

Comme Jennifer de Temmerman et une dizaine d’élus de l’aile gauche, Marion Lenne avait cosigné une tribune pour s’opposer à l’exécutif sur ce point. Et elle a voté contre l’amendement gouvernemental actant la baisse de 15 millions d’euros des crédits attribués à l’Aide médicale d’Etat (AME).

Le groupe LRM compte actuellement 303 membres et apparentés, contre 313 au début de la législature.

Les turbulences pourraient d’ailleurs encore s’intensifier: avec la multiplication des dissidences pour les municipales, plusieurs exclusions sont à prévoir.

#LRem

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©Darius Fawkes pour WPA – TVPC et Journalisme 2.0 – le 29 novembre 2019 à 20:42
Source: AFP
Crédit photo: Pascale Fontenel-Personne et Marion Lenne/Facebook

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