Répression: Manifestants victimes de violences morales – Appel à témoins.

Voilà maintenant plus d’un an que le mouvements des « Gilets Jaunes » a démarré, subissant une répression forte et violente à bien des égards.

Crédit photo; ©the Vox Populi Channel

On parle beaucoup de la violence policière, des victimes de cette violence physique, des mains arrachées, des éborgnés et c’est une très bonne chose que d’en parler et de le médiatiser, néanmoins il est une autre violence exercée également sur les manifestants, une violence tout aussi destructrice et beaucoup plus insidieuse.

Une violence infligée insidieusement à nombres de personnes sans parfois même qu’elles n’en prennent directement conscience.

Cette violence s’exerce de diverses manières, par suite de violences physiques subies mais aussi par le faits d’être témoin direct ou indirect de celle-ci. Elle peut aussi être infligée par la violence verbale, les humiliations et les injures proférées par les forces de l’ordres vis à vis des manifestants mais aussi par le traitement lors des arrestations, des auditions, des gardes à vue etc….

«Je dois vivre avec les images de mes amis menottés»

Pour mieux comprendre de quoi nous parlons ici je reprendrai d’abords une partie de l’article paru dans Liberation, portant sur les événements de Mantes la Jolie le 6 décembre 2018 et dont l’essentiel est dans le titre, «Je dois vivre avec les images de mes amis menottés».

Un an plus tard, sur le parking du bahut, Malika, une mère engagée, prononce le fameux chiffre : «151.» Mais il y a désormais un article devant… «Les 151», comme pour dire qu’ils ne cèdent pas aux vainqueurs le privilège d’écrire l’histoire. 151, comme un nom, une lutte de plus. C’est ici, en 1999, que Pierre Bourdieu avait prononcé sa célèbre phrase «Il faut un mouvement social qui peut brûler des voitures mais avec un objectif», extraite du documentaire la Sociologie est un sport de combat. Ces lycéens, qui vivront touchés à jamais par cette pose – devenue un fragment d’histoire intime -, partagent à présent un collectif, celui de la «défense des jeunes du Mantois», dont la vocation tient en un seul mot : réparer. «Nos enfants vivront toute leur vie avec une vision égratignée d’eux-mêmes, on ne peut pas leur dire de reprendre le fil de leur vie comme si de rien n’était», poursuit Malika. Ils ne sont plus tout à fait les mêmes.

Libération

Le trouble que ressentent ces enfants, beaucoup de personnes en sont également victimes à travers le mouvement, pourtant peu en parlent, malgré qu’il n’y ait aucune honte, c’est un mal bien réel et qui porte un nom, « le trouble de stress post traumatique« .

Ce trouble on le connait surtout au niveau militaire car beaucoup de « vétérants » [sous-entendons militaires déployés en opex]en souffrent, mais pas que. Toute personne ayant été confrontée à une situation durant laquelle son intégrité physique ou psychologique , ou celle de son entourage, a été menacée ou effectivement atteinte peut présenter ce genre de trouble. Les capacités d’adaptation (« comment faire face ») de la victime sont débordées. La réaction immédiate à l’événement aura été traduite par une peur intense (effroi), par un sentiment d’impuissance ou par un sentiment d’horreur.

Ce mal est insidieux car il peut rester en sommeil et ne resurgir que suite à un épisode déclencheur, la liste des symptômes est longue, en voici quelques uns ;

  • Angoisse
  • Cauchemars
  • Flash-back
  • Évitement
  • Dépression
  • Insomnie
  • Détresse psychique
  • dépréciation de soi
  • culpabilité

Les plus concernés pourront consulter le lien wikipédia.

Les conséquences de cette violence là sont tout aussi invalidantes et dévastatrices que les blessures physiques et peuvent parfois mener à des dénouements tragiques tel que l’isolement social, la perte d’emploi et dans le pire des cas le suicides.

C’est pourquoi nous avons décidé de dénoncer cette violence morale, tout aussi gravissime et trop souvent mise de côté, en donnant une opportunité aux « sans voix » de s’exprimer sur le sujet.

pour ce faire et en collaboration avec la plateforme journalisme 2.0, nous lançons un appel à toutes personnes (« gilets jaunes » ou pas) qui le désire de nous faire part de leurs témoignages par écrit, audio ou audio-visuel.

Il est évident que nous garantissons l’anonymat de ceux qui le désirent.

Vous pouvez nous joindre par mail à l’adresse tvpc@riseup.net mais aussi via les messageries de nos pages Facebook, twitter etc..

#giletsJaunes #violencespolicières #violencesmorales

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©Darius Fawkes pour WPA – TVPC et Journalisme 2.0 – le 08 décembre 2019 à 01:55
Crédit photo: The Vox Populi Channel

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