Covid-19: Le virus aurait déjà muté en au moins huit souches différentes selon des chercheurs.

Le coronavirus aurait déjà muté en au moins huit souches différentes selon des chercheurs. En moyenne, le virus muterait en effet tous les 15 jours, selon le Daily Express.
Néanmoins, les scientifiques ont conclu que ces souches ne devenaient pas être plus mortelles.

A partir des mutations génétiques, le logiciel Nextstrain cartographie en effet l’évolution du virus et permet de tracer son origine. Son cofondateur Trevor Bedford a ainsi expliqué au National Geographic« Ces mutations sont complètement bénignes mais utiles comme pièce de puzzle pour découvrir comment le virus se propage ».

L’identification de différentes souches pourrait aider à déterminer si les mesures contre elle ont été efficaces. « Nous serons en mesure de dire combien de transmission en moins nous pourrons voir. »

D’après Charles Chiu, de l’Université de Californie, les scientifiques ont les capacités d’effectuer le séquençage génétique et déterminer la transmission presque en temps réel. 

Des cas sur la côte ouest des États-Unis ont ainsi été liés à une souche identifiée pour la première fois dans l’État de Washington. Sur la côte est, le virus est passé de Chine en Europe puis à New York.

« N’oubliez pas que nous ne voyons qu’un tout petit aperçu d’une pandémie bien plus importante », a toutefois tempéré Kristian Andersen, professeur à l’Institut de recherche Scripps, au USA Today. « Nous avons actuellement un demi-million de cas décrits, mais peut-être 1.000 génomes séquencés. Il nous manque donc beaucoup de lignées. »

Un premier vaccin serait efficace sur les souris.

AFP / Philippe Merle

Des chercheurs de l’université de Pittsburgh, aux Etats-Unis, auraient mis au point un vaccin contre le Covid-19 qui serait efficace sur les souris. Mais ce n’est pas encore pour demain qu’il sera testé et approuvé pour l’être humain. 

De nombreux laboratoires travaillent actuellement, dans le monde entier, sur l’élaboration d’un vaccin. Mais l’étude parue dans la revue EBioMedicine a été soutenue par la prestigieuse revue scientifique britannique The Lancet. Ce qui veut dire qu’elle a fait l’objet de vérifications très poussées.

L’expérience acquise grâce aux études sur les anciens coronavirus SARS (2003) et MERS (2012) a en effet permis de faire de grandes avancées. Les chercheurs ont compris que la protéine en pointe des coronavirus était primordiale pour créer une immunité. Elle permet en effet à ce type de virus d’infecter les cellules humaines.

Haute technologie

La technique de ce nouveau vaccin relève de la haute technologie car les chercheurs ont utilisé un patch composé de 400 micro-aiguilles qui délivrent des morceaux de la protéine en pointe directement sous la peau, à l’endroit où la réaction immunitaire est la plus forte.

« Nous l’avons développé en nous appuyant sur la méthode originale de l’éraflure utilisée pour administrer le vaccin antivariolique, mais dans une version de haute technologie qui est plus efficace et reproductible de patient à patient », a expliqué Louis Falo, professeur de dermatologie à la Pitt’s School of Medicine à Futura Sciences.

Les souris ont pu ainsi produire des anticorps dans les deux semaines qui ont suivi l’injection, les protégeant pendant au moins un an.

La phase de tests cliniques sur l’Homme n’est prévue que dans les prochains mois si toutefois la Food and Drug Administration (FDA) donne son autorisation.

©Darius Fawkes pour WPA – TVPC – VOXIVITAS
Sources: Daily Express / National Géographic

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