Covid-19: Le gouvernement défend sa stratégie sur les respirateurs


Le gouvernement français a défendu jeudi dans un communiqué la commande de 10.000 respirateurs passée auprès du consortium d’industriels réuni autour d’Air Liquide, alors qu’une enquête menée par Radio France suggère que la majorité de ces appareils seraient inadaptés à un usage dans les services de réanimation.

Le consortium mené par Air Liquide, auquel participent également PSA, Schneider Electric et Valeo a été constitué fin mars à la demande du gouvernement pour augmenter la production et permettre de fournir 10.000 respirateurs, à prix coûtant, entre début avril et mi-mai.

Selon une enquête de la cellule investigation de Radio France publiée jeudi, sur ce total, 8.500 appareils seraient des “respirateurs d’urgence et de transport” prévus pour des utilisations ponctuelles (par exemple lors d’un transport en ambulance ou du transfert d’un malade pour aller passer un scanner) mais ils ne devraient être utilisés qu’en “dernier recours” dans les services de réanimation.

Dans un communiqué commun diffusé jeudi, le ministre de la Santé Olivier Véran et la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances Agnès Pannier-Runacher confirment que la commande effectuée par l’Etat porte sur 1.500 respirateurs d’un modèle “largement utilisé dans les hôpitaux français et internationaux pour traiter des patients atteints du COVID-19” et 8.500 autres respirateurs d’urgence et de transport.

“Leur usage en service de réanimation, en cas d’indisponibilité de respirateurs plus lourds et en dernier recours, avait été validée par les deux sociétés savantes françaises de réanimation, la société française d’anesthésie et de réanimation (Sfar) et la société de réanimation de langue française (SRLF)”, précise le communiqué gouvernemental.

Selon les deux ministres, au moment où cette commande a été passée, “il s’agissait de la meilleure solution disponible pour garantir la capacité à armer” un nombre de lits de réanimation beaucoup plus important et pour éviter de “recourir aux solutions de fortune constatées dans certains pays, comme le fait de brancher deux patients à un même respirateur”.


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