Covid-19: Iran, les autorités locales mettent en garde contre l’état critique des provinces


Le ministre de la Santé Iranien déclare 127 villes exemptes du virus.

Le ministère de la Santé a déclaré 127 villes zones blanches (exemptes de virus), cependant les responsables locaux de différentes provinces rejettent les uns après les autres cette évaluation, soulignant que le statut est rouge et alarmant.

Alors que le ministère de la Santé ait déclaré neuf villes blanches dans la province d’Ispahan, Kamal Heydari, directeur adjoint de la faculté des sciences médicales d’Ispahan, déclarait à l’agence IMNA : « actuellement, nous n’avons pas de zone blanche dans la province d’Ispahan. La province d’Ispahan est au rouge. »

Ce genre de discours contradictoires se généralisent dans la quasi totalité des provinces reprises par le ministère de la Santé comme « Zone Banche »

– Au Sistan-Baloutchistan, le ministère de la Santé déclare six villes exemptes de virus.

Cependant, Seyed-Mohammad Hashemi-Shahri, président de la faculté des sciences médicales de Zahedan, rapporte à l’agence IRNA que « la tendance à la propagation du coronavirus au Sistan-Baloutchistan a changé de façon alarmante (…) Le fait est que non seulement il n’y a aucune preuve de la fin de l’épidémie de virus, mais aussi que nous sommes probablement au point de déclenchement du second pic. »

– Au Khouzistan, le ministère de la Santé déclare 12 villes exemptes de virus.

Paradoxalement, Seyed-Mohammad Alavi, le président de la faculté des sciences médicales de Jondishapour (à Ahwaz) a lui déclaré au site Behdacht news que « l’infection par le coronavirus au Khouzistan a augmenté de 50 % la semaine dernière. »

Fait surprenant, dans sa déclaration faite à IRNA, le représentant du ministère de la Santé au Guilan, précise quant à lui que: « aucun endroit dans la province ne pourrait être considéré comme exempt du virus (zone blanche) ; nous sommes toujours en danger. »

À Machad, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré à l’agence Tasnim : « la situation à Machad n’est toujours pas devenue blanche et le nombre de personnes infectées par le coronavirus a augmenté ces dernières 24 heures. »

Ce 27 avril, le gouverneur de Qom était cité dans le quotidien Aftab-e-Yazd disant : « la situation à Qom n’est pas blanche et donc le sanctuaire sacré, la mosquée de Jamkaran, et d’autres mosquées resteront fermées. Les prières du vendredi et les congrégations ne se tiendront pas avant la fin du mois d’ordibehesht, (2e mois du calendrier persan soit du 20 avril au 19 mai)« 

Par ailleurs, Alireza Salimi, vice-président de l’Organisation de la santé du régime, a déclaré aujourd’hui que quatre anesthésistes étaient morts (du coronavirus). Salimi, ajoutait au site Behdasht news: « les sept anesthésistes d’un hôpital ont été contaminés. »

Hossein Erfani, chef du Centre des maladies infectieuses au ministère de la santé, a quant à lui déclaré à Behdasht News : « nous sommes toujours dans la première vague de l’épidémie, avec une tendance à la hausse qui approche le pic de la maladie. »

Les chômeurs vendent leurs derniers biens pour joindre les deux bouts

Alors que la crise du coronavirus se poursuit, la situation des travailleurs et des personnes démunies ne cesse de s’aggraver.

Ce 27 avril, le quotidien Shargh rapportait que « sur les 82 personnes testées à l’usine pétrochimique d’Oroumieh, 37 travailleurs, soit 45%, étaient positifs ».

Pour le quotidien Arman  : « ceux qui avaient conservé des économies ces dernières années sont maintenant à court et cherchent à vendre leurs biens. Beaucoup de gens que l’on voit dans les bijouteries de nos jours ne sont pas des acheteurs, mais des vendeurs. Ils ont apporté leurs seuls biens à vendre pour les transformer en argent liquide afin de joindre les deux bouts. »

©Darius Fawkes pour WPA – TVPC – VOXIVITAS
Avec H.E, analyste spécialiste de l’Iran

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