Conflit: Des roquettes ont frappé près de l’aéroport de Bagdad, un lanceur avec une minuterie a été trouvé


Trois roquettes Katyusha ont atterri mercredi dans le périmètre de l’aéroport international de Bagdad, mais n’ont fait ni dégâts ni victimes, a indiqué l’armée irakienne.

Il n’y a eu aucune revendication immédiate de responsabilité dans l’attaque. Les responsables de la sécurité ont déclaré qu’il n’était pas immédiatement clair si une base militaire hébergeant des troupes américaines à côté de l’aéroport était la cible.

Les États-Unis attribuent une série d’attaques à la roquette à proximité ou sur des bases hébergeant leurs troupes cette année à des milices alignées sur l’Iran, bien que ces groupes ne les aient pas revendiqués.

La tension entre les États-Unis et l’Iran s’est intensifiée au cours de la dernière année, culminant avec le meurtre américain du cerveau militaire iranien Qassem Soleimani et du chef paramilitaire irakien Abu Mahdi al-Muhandis lors d’une frappe de drones à l’aéroport de Bagdad en janvier.

Les groupes paramilitaires soutenus par l’Iran jurent de venger leur mort et les tirs de roquettes sur les bases abritant des troupes américaines ont persisté. Des tirs de roquettes ont également frappé près de l’ambassade américaine à Bagdad, avec au moins un coup direct sur l’enceinte.

Après l’attaque de mercredi, l’armée a déclaré avoir trouvé un lance-roquettes avec une minuterie dans une zone rurale de l’ouest de Bagdad, et aucun dommage ni victime n’a été signalé.

Les roquettes ont été tirées depuis le quartier de Bakriya, à environ 6 km (4 miles) au nord-est de l’aéroport, et des forces de sécurité ont été déployées pour fouiller la zone, ont indiqué des sources sécuritaires.

L’Irak est confronté à la pandémie de COVID-19, à une crise économique imminente et à des menaces de sécurité accrues, notamment l’impasse américano-iranienne et la résurgence de l’État islamique, sans gouvernement en place.

L’EI a intensifié ses attaques ce mois-ci, dont une qui a tué au moins 10 paramilitaires dans la province de Salahuddin, dans le nord du pays, selon des déclarations paramilitaires et de sécurité.

La coalition dirigée par les États-Unis qui est en Irak pour combattre les militants de l’État islamique a commencé à réduire le nombre de troupes et à déplacer des soldats dans moins de bases. Il dit que cela est dû au fait que les forces irakiennes sont désormais principalement capables de combattre seules les restes de l’EI.

Les législateurs irakiens devraient voter mercredi sur un nouveau gouvernement présenté par le Premier ministre désigné Mustafa al-Kadhimi. Il n’a pas de Premier ministre depuis qu’Adel Abdul Mahdi, qui reste en qualité de gardien, a démissionné au milieu des manifestations anti-gouvernementales en novembre.


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