Iran- la nouvelle vague de COVID 19 dans certaines provinces.


« La province du Khouzistan est au bord de l’explosion »

PAR HAMID ENAYAT

Le Dr Massoud Mardani, membre du centre national de lutte contre le coronavirus, a déclaré ce 9 mai à l’agence ISNA : « les provinces de Téhéran, de Khouzistan, de Semnan et même de Mazandaran et de Guilan connaissent un regain de nouveaux cas de la maladie (…) Elle sévit fortement dans certaines provinces, dont le Khouzistan (…) Aujourd’hui, la ville de Téhéran est au rouge. »

Kianoush Jahanpour, porte-parole du ministère de la Santé, a tweeté : « au cours des dernières 24 heures, Téhéran et le Khouzistan ont représenté près de la moitié de toutes les consultations hospitalières et des nouvelles hospitalisations dues au Covid-19 dans le pays. Le Khouzistan est au bord de l’explosion. »

Les étudiants en médecine d’Ahwaz ont écrit dans un communiqué que la situation actuelle « met la vie de milliers de citoyens de la province en très grave danger (…) En raison de décisions irréfléchies et amateurs, le nombre de cas positifs au Khouzistan a triplé. Or les conditions et les installations de la province ne sont plus en mesure de répondre à ces conditions.

Au Khouzistan, Ali Ehsanpour, de la faculté des sciences médicales de Jondishapour, s’exprimant sur le site Khabar 24, a annoncé l’enregistrement de 192 nouveaux cas positifs au cours de la dernière nuit et a déclaré : « actuellement, 501 patients sont traités dans les hôpitaux du Khouzistan ».  

13% de malades décèdent

Selon des médecins experts, 13% des malades du coronavirus en Iran meurent, et le régime tente de cacher cette réalité très amère en manipulant les chiffres.

Selon les médecins, jusqu’à présent, environ 300 personnes sont décédées à l’hôpital Massih-Daneshvari et 60 à l’hôpital Madaïne à Téhéran. Dans la capitale iranienne, 138 hôpitaux publics et privés acceptent les patients du coronavirus.

A Qom, les médecins spécialistes disent que les chiffres du ministère de la Santé n’ont rien à voir avec la réalité et que pour comprendre les vrais chiffres, il faut aller dans les cimetières. Dès le premier jour où ils ont su que le virus était arrivé à Qom, les médecins ont suggéré que la ville soit mise en quarantaine, mais le gouvernement n’a pas accepté. Les médicaments que la Chine a donnés au régime pour traiter les malades du coronavirus sont actuellement vendus au marché noir.

A Kermanchah, Mehdi Mohammadi, président du comité d’information du centre de lutte contre le coronavirus, a déclaré à l’agence Fars le 8 mai : « ces derniers jours, le nombre de cas positifs a continué d’augmenter jusqu’à atteindre hier les 89, le niveau le plus élevé (…) Hier, le nombre de patients a quintuplé. »

« Le gouvernement propose chaque jour de nouveaux plans et le lendemain, ils les récusent », a écrit ce 9 mai le quotidien officiel Mostaqel, « les gens sont abandonnés à eux-mêmes face au virus, et on ne sait pas ce que fait le centre de lutte contre le coronavirus. Nous n’avons que les ordres du président de la république qui veut tout normaliser rapidement sans savoir que ce virus ne répond pas aux ordres. »


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