Odeur de soufre en Île-de-France : les analyses ne lèvent pas le mystère.

Déception pour les très nombreux internautes d’Île-de-France qui avaient témoigné sur les réseaux sociaux dans la nuit de dimanche à lundi après avoir senti une drôle d’odeur de soufre : les prélèvements d’air effectués n’expliquent pas cette odeur, aucun composé particulier n’ayant été détecté.

Les analyses effectuées après qu’une mystérieuse odeur ait été ressentie en Ile-de-France dans la nuit du dimanche 10 au lundi 11 mai n’ont pas permis d’apporter de réponse.

La préfecture de police de Paris indiquait lundi soir ne pas avoir « identifié de composé particulier » dans l’air. 

« Le laboratoire central de la préfecture de Police de Paris a effectué et analysé des prélèvements d’air. Ces analyses n’ont pas permis d’identifier de composé particulier, notamment soufré qui aurait pu être à l’origine de ces odeurs », selon un communiqué.

« La préfecture de Police rappelle par ailleurs qu’elle n’a eu connaissance d’aucun événement du type incident industriel sur la région qui aurait pu en être la source », poursuit la préfecture de police.

La faute aux intempéries ?

« L’odeur de soufre était reconnaissable mais la concentration très, très faible », a aussi indiqué à l’AFP Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la maire de Paris. Deux hypothèses étaient envisagées, « la source assainissement » des eaux usées, et « un nuage de dioxyde de soufre qui arrive de l’étranger« , a déclaré l’adjoint. 

L’odeur a été signalée jusqu’à Melun (50 km au sud de Paris) et Meaux (50 km à l’est de Paris), ont confirmé lundi à l’AFP les pompiers de Seine-et-Marne. « Odeur de soufre ressentie sur plusieurs départements vraisemblablement liée aux récentes intempéries. Prise en compte, cette odeur ne correspond à aucune intervention particulière en cours », avait indiqué la Brigade des sapeurs pompiers de Paris dans la nuit sur Twitter.

L’organisme de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France, Airparif, n’a pas relevé de fortes teneurs en dioxyde de soufre, mais précise à l’AFP que l’odeur d’oeuf pourri peut également être émise par un composant très présent dans les eaux usées, le sulfure d’hydrogène (H2S), un gaz très reconnaissable à son odeur nauséabonde, qui ne fait pas partie de ses relevés.

Le SIAAP (Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne), affirme de son côté n’avoir relevé aucune anomalie sur ses systèmes malgré des contrôles dimanche et lundi et que « l’origine des odeurs ressenties par la population ne vient pas du système d’assainissement. 

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