Les inspecteurs du travail dénoncent les pressions de l’Etat français



En cette période compliquée pour les salariés français, entre déconfinement, nouvelles mesures sanitaires, risque de licenciements, les inspecteurs du travail dénoncent des pressions subies du gouvernement.

Muriel Pénicaud est directement visée par ces accusations de durcissement du système.

L’inspection du travail

Les inspecteurs et contrôleurs du travail doivent pouvoir intervenir « librement » dans les entreprises pour s’assurer que la législation du travail y est respectée.

Lorsqu’ils constatent une infraction, ils ont la faculté d’engager une procédure pénale.

Interlocuteurs des employeurs, salariés, représentants du personnel et des syndicats, ils peuvent informer et conseiller pour améliorer les conditions et les relations du travail.

En cas de difficultés ou de conflits, ils peuvent être présents pour favoriser la conciliation entre les partenaires sociaux.

Alors que la France est la sixième puissance mondiale, cette période de crise sanitaire, économique et sociale dévoile des contradictions de l’Etat.

L’organisation internationale du travail (OIT) stipule l’indépendance des inspecteurs du travail « de toute influence extérieure indue ».

Et pourtant….

Et pourtant les syndicats comme les salariés dénoncent un manquement à cette obligation, témoignages à l’appuie.

 Les syndicats auraient reçu plus de 50 signalements suite à des coups de pression selon Pierre Mériaux pour Libération.

Selon la CGT, « des collègues ont été menacés de retrait de leur attestation de déplacement parce qu’ils avaient utilisé des courriers types que la CGT avait rédigés au début du confinement.

D’autres ont reçu des courriers de leur hiérarchie après des plaintes des employeurs.

« Une collègue a été obligée de présenter des excuses à une entreprise et d’envoyer un courrier qu’elle n’avait pas rédigé elle-même ».

« Notre collègue et camarade a voulu continuer à exercer ses missions de contrôle du respect du droit du travail dans cette période où les salarié-es qui continuent de travailler sont encore davantage exposé-es qu’en temps normal. […] Il lui est également expressément reproché d’avoir demandé à l’employeur de cette structure de mettre des masques de protection et d’autres équipements de protection individuelle à disposition des aides à domicile alors même que des salarié-es de l’association ont été hospitalisé-es et plusieurs autres en arrêt pour suspicion de COVID 19. […] l’orientation du ministère du travail est la poursuite de l’activité économique à tout prix, et quel qu’en soit le coût pour les salariés.
Muriel Pénicaud veut faire régner la terreur dans les rangs de l’inspection du travail, perçue comme un obstacle à cette orientation, afin de dissuader les agents de contrôle de faire usage des pouvoirs que leur confère le code du travail. L’objectif est notamment d’éviter que les procédures en référé, comme celles qui ont été couronnées de succès dans le département du Nord, ne se généralisent sur le territoire ».

Autant de témoignages inquiétants pour la défense des salariés qui font bondir l’OIT.

Ils portent plainte

Les inspecteurs accusent Muriel Pénicaud de vouloir leur mettre des bâtons dans les roues en précarisant les contrats de travail, notamment les CDD et les contrats intérimaires sous prétexte de la crise sanitaire.

Les syndicats (CGT, SUD, CNT, FSU) d’inspecteurs ont alors décidé de déposer une plainte contre le gouvernement français auprès de l’Organisation internationale du travail.

sources
revolution permanente
gouvernement
libération

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