L’Inde et la Chine s’entre tuent à la frontière de leurs territoires



Le contexte

L’origine du conflit remonte à des années, les relations entre ces deux Pays datant de plus de 2000 ans.

En 1959, le conflit émerge avec au coeur des divergences, l’Himalaya occidental.

La Chine a repoussé sa frontière sud-ouest au détriment de l’Inde, elle  y construisit une route reliant l’Aksai Chin à la province chinoise du Xinjiang.

Suite à une tension grandissante entre les deux Etats, le Dalaï-Lama rentre en Inde qui durcit le ton.
Chacun essaiera alors de repousser les frontières.

Le conflit de 1962

Devant la puissance militaire de la Chine, l’Inde continue de lutter sur fond de fes frontières (2500 km à plus de 5000 m d’altitude), les faibles garnisons des forces armées indiennes battent rapidement en retraite comptant parmis leurs rangs des pertes humaines et matérielles colossales.

 Malgré la supériorité indéniable de la Chine, un cessez-le-feu est déclaré le 20 novembre 1962 et l’APL (Armée Populaire de la Libération) est créée.

Ce conflit a renforcé les tensions à la frontière sino-indienne et a causé la perte d’environ 3 000 Indiens et de 900 Chinois.

Des conséquences multi-frontières

 le gouvernement soviétique et le gouvernement des États-Unis ont clairement pris parti pour l’Inde.

En 1965, durant la deuxième guerre indo-pakistanaise, la Chine a menacé d’intervenir militairement au côté du Pakistan

En avril 2005, un accord sino-indien est intervenu afin de régler leur différend frontalier qui les oppose le long de l’Himalaya depuis la guerre de 1962.

Mais les violations de frontières par les chinois restent fréquentes et ce conflit frontalier reste d’actualité.

Après un renfort des troupes chinoises en 2011, des missiles balistiques sont lancés et les tensions se multiplient encore.

En réponse, l’armée indienne recrute 100 000 soldats afin de les déployer aux abords de la ligne de contrôle et d’y installer des missiles de croisière.

Le 29 août 2017 un accord est enfin signé  permettant à la Chine d’acheminer rapidement hommes et matériels à sa frontière avec l’Inde, mais cet accord sera régulièrement violé.

Aujourd’hui

Les troupes indiennes et chinoises s’affrontent à nouveau à une frontière contestée.

Depuis début mai, des centaines de soldats se sont affrontées à différents endroits.

Aujourd’hui, c’est à coups de barres de fer et de pierres que la lutte continue et chacun campe sur ces positions.
La Chine accuse notamment l’Inde d’être à l’origine de la dernière bataille qui aurait fait des morts dans leurs rangs.
Trois militaires indiens auraient ainsi péri.

Notons que ces morts sont les premiers depuis 1967, ce qui reflète la détermination d’en découdre des deux Pays frontaliers, tous deux surpeuplés.

L’affrontement d’hier, court mais dévastateur

L’armée indienne signale des pertes importantes des deux côtés malgré le temps très court, juste quelques heures, qu’ont duré les heurts.

Aucun civile n’aurait été touché parmi les trois victimes indiennes selon le chef des armées, ni côté chinois. Il déclare que de hauts responsables militaires des deux parties se réunissent actuellement sur place pour régler la situation.

La particularité de ce combat est aussi qu’aucune arme à feu n’a été utilisée.
La Chine pointe du doigt une grave violation du consensus en cours, l’Inde ayant attaqué sciemment le personnel frontalier chinois.

Aucune information n’a en revanche été dévoilée sur les victimes chinoises.

sources
reuters
wikipedia

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