France: Justice – Houlette confirme le biais de l’enquête, estime l’avocat de Fillon


Les déclarations de l’ancienne cheffe du parquet national financier (PNF) Eliane Houlette sur des “pressions” de sa hiérarchie dans la conduite de l’enquête sur l’affaire Fillon “confirme” le fait que les investigations ont été biaisées dès le début, a estimé vendredi l’avocat de l’ancien Premier ministre.

Ces propos ne changeront “sans doute rien pour le jugement” prévu le 29 juin mais “cela confirmera tout de même les trois magistrates dans le fait qu’on leur a expliqué pendant trois semaines que cette enquête était à charge, qu’elle était folle et qu’elle n’avait qu’un seul but c’était abattre François Fillon”, a déclaré Antonin Lévy sur Europe 1.

“C’est la raison pour laquelle elle était biaisée et à la limite de la malhonnêteté intellectuelle et ces pressions qu’a subies la procureure dès le début du dossier viennent éclairer d’un jour nouveau ces propos et confirmer le fait que cette enquête était biaisée dès l’origine”, a-t-il ajouté.

Entendue le 10 juin dernier par la commission d’enquête parlementaire consacrée à l’indépendance de la justice, Elianne Houlette a assuré avoir décidé en toute indépendance d’ouvrir une enquête mais a déploré le “contrôle très étroit” et la “pression très lourde” du parquet général par la suite.

Ses déclarations, révélées par l’hebdomadaire Le Point mercredi, ont suscité de nombreuses réactions à droite parmi les soutiens de François Fillon mais également dans les rangs de partis politiques dénonçant régulièrement une “instrumentalisation de la justice”.

“Et dire que lorsque nous dénonçons l’instrumentalisation de la justice, certains nous traitent de complotistes… La vérité éclate et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg”, a réagi jeudi la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen sur Twitter.

L’affaire des emplois présumés fictifs de Pénélope Fillon (voir avait éclaté en pleine campagne présidentielle en janvier 2017 à un moment où les sondages promettaient la victoire à François Fillon.

Décidé à maintenir sa candidature en dépit des développements de l’instruction et de sa mise en examen, l’ancien Premier ministre avait finalement échoué à la troisième place du premier tour, avec 20,01% des voix.


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