L’UE et la Chine cherchent à apaiser les tensions et à faire avancer les affaires


De hauts fonctionnaires de l’Union européenne s’entretiennent lundi avec le président chinois Xi Jinping et le premier ministre Li Keqiang, alors que les tensions entre deux grands partenaires commerciaux s’accentuent en raison des retombées de la crise du coronavirus et du contrôle croissant de Pékin sur Hong Kong.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le chef de la politique étrangère de l’Union, Josep Borrell, tiendront deux vidéoconférences séparément, d’abord avec le premier ministre, puis avec Xi.

Ces réunions ne devraient pas produire de résultats concrets – aucune déclaration commune ne sera publiée – mais les Européens espèrent qu’elles permettront de relancer les lents pourparlers sur un accord d’investissement et de trouver un terrain d’entente pour aborder des questions politiques épineuses lors d’une rencontre en tête-à-tête, qui devrait avoir lieu à la fin de l’année.

L’UE considère la Chine comme un « rival systémique » qui offre de grandes possibilités mais présente aussi de nombreux défis. La pandémie de coronavirus a créé de nouveaux obstacles, notamment ce que Bruxelles considère comme une campagne de désinformation orchestrée par la Chine sur la pandémie qui pourrait mettre des vies en danger.

Ces réunions ont lieu à un moment où la Chine est accusée de tenter d’influencer les fonctionnaires européens et où M. Borrell a nié à deux reprises, ces derniers mois, que le Service d’action extérieure – une sorte de bureau des affaires étrangères de l’UE qu’il dirige – ait cédé aux pressions de Pékin pour modifier des documents.

Alors que l’UE à 27 est le plus grand partenaire commercial de la Chine, elle est souvent divisée dans son approche de Pékin. Pourtant, la nouvelle loi sur la sécurité de Hong Kong a galvanisé le bloc. Les pays membres de l’UE insistent sur le fait que cette loi portera atteinte à l’autonomie du territoire, qui était garantie dans le cadre du principe « un pays, deux systèmes ».

Les réunions de lundi devaient à l’origine être un sommet le 30 mars, mais la pandémie de coronavirus l’a fait disparaître de l’ordre du jour, de même qu’un autre événement de haut niveau qui devait avoir lieu en septembre dans la ville allemande de Leipzig.

Les Européens tiendront une conférence de presse plus tard dans la journée de lundi, mais aucun responsable chinois ne devrait y participer.


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