En 2010 déjà, Assange et Wikileaks révèlent des crimes de guerre

QUI N’A PAS VU, AU MOINS UNE FOIS OU PLUS,  LA VIDEO « COLLATERAL MURDERS », PUBLIÉE EN 2010 PAR WIKILEAKS?.. OH, ENCORE,  DIREZ-VOUS?  NON, CETTE FOIS, AUTREMENT

Ce reportage d’Arte* nous emmène au-delà des images brutes, là où la réalité de cette boucherie a modifié des trajectoires de vie

LE BON

En 2007, Ethan Gideon Sean McCord, aujourd’hui militant actif contre la guerre et ses incontournables crimes entre autres sur des civils, est un soldat américain stationné à Bagdad, en Irak. Ce jeudi 12 juillet 2007,  sa vie bascule quand, avec sa section en reconnaissance au sol , il contribue à sauver la vie de deux enfants irakiens miraculeusement rescapés du carnage occasionné par les tirs d’un hélicoptère Apache américain.

LA BRUTE

Quelques instants auparavant, le pilote américain de l’hélicoptère Apache et son équipage, en reconnaissance au-dessus d’un quartier aisé de Bagdad, identifie immédiatement deux hommes porteurs de RPG parmi un groupe de piétons à découvert. Les RPG sont des fusils antichar soviétiques, d’environ un mètre de long, le canon en lui-même mesurant déjà 95cm. Un boitier photo pro équipé d’une focale de 200mm, environ 30 cm. Le pilote fait feu, laissant une rue jonchée de cadavres déchiquetés. Les deux hommes étaient des journalistes de Reuters, équipés d’appareils photo, le reste du groupe des civils irakiens, dont des enfants, sauvés par Ethan McCord. 

LA BOMBE MEDIATIQUE

En avril 2010, la video CollateralMurders est publiée, et avec elle 400 000 rapports classés secret-défense sur la guerre en Irak, provoquant dans le monde une onde de choc. 

En juillet de la même année, Wikileaks, publie 90 000 documents confidentiels sur le conflit afghan, nouvelle bombe médiatique sur les bavures de la coalition en Afghanistan, et en particulier les bombardements sur les civils, la guerre, en somme, et des secrets soigneusement dissimulés au public. Cette fois, Wikileaks s’associe dans ses révélations à la « presse de référence »: le New York Times, le Guardian et le Spiegel. 

LE TRUAND

La Maison Blanche dénonce immédiatement les documents révélés par Wikileaks. 

LE PERSECUTE

Les caméras de Luc Hermann et Paul Moreira, dans ce riche et trop bref sujet mêlant espionnage, chasse à l’homme, problématiques actuelles du journalisme et de la raison d’Etat, ont suivi Julian Assange, le charismatique  fondateur du site Wikileaks, l’homme qui se savait traqué, vivait dans l’ombre, sans téléphone portable, afin de ne pas être géolocalisé. L’homme qui a donné et donne encore aujourd’hui des sueurs froides au Pentagone. Pour ces révélations, son combat pour le pacifisme et la vérité, le journaliste Julian Assange est aujourd’hui privé de liberté depuis 3 493 jours.

 *Reportage Arte paru le 9 novembre 2010

Vidéo ici

Illustration Dom Graph

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