Les syndicats d’Air France sont prêts à négocier des suppressions d’emplois.


Vendredi, le gouvernement français a demandé à Air France d’éviter les licenciements obligatoires, alors que la compagnie s’apprête à annoncer quelque 7 500 suppressions d’emplois pour faire face à l’effondrement des voyages dû à la pandémie de coronavirus.

Les dirigeants de la compagnie aérienne, qui fait partie du groupe Air France-KLM, doivent rencontrer les syndicats à Paris vendredi pour détailler les plans de licenciement qui touchent environ 15 % de l’ensemble des employés, y compris les pilotes, les stewards et le personnel au sol.

Au moins la moitié des licenciements seront probablement des départs volontaires et des plans de retraite, ont indiqué cette semaine des sources familières avec le sujet, tandis que 1 000 emplois seront probablement supprimés dans la compagnie aérienne « HOP » d’Air France.

Mais la perspective d’éventuels licenciements obligatoires a suscité l’inquiétude des travailleurs et de l’État français, qui a accordé à Air France une aide de 7 milliards d’euros (7,87 milliards de dollars) pour l’aider à survivre à la pandémie.

« Une réorganisation du travail réussie est celle où il n’y a pas de départs forcés », a déclaré vendredi à Sud Radio la ministre junior de l’économie, Agnès Pannier-Runacher.

Mme Pannier-Runacher a déclaré que le plan d’aide du gouvernement pour la compagnie aérienne, qui comprend des prêts garantis par l’Etat, était justifié car la compagnie était « au bord du gouffre », mais a appelé les dirigeants d’Air France à poursuivre les réductions de manière responsable.

Le constructeur d’avions Airbus prévoit de supprimer quelque 15 000 emplois en Europe – dont un tiers en France – a lancé des avertissements similaires cette semaine, alors qu’une vague de restructuration déclenchée par l’épidémie de virus commence à frapper.

Sous la direction de Ben Smith, qui a quitté Air Canada en 2018, Air France-KLM a cherché à réduire ses coûts, à améliorer les relations de travail en France et à surmonter les querelles de gouvernance entre la France et les Pays-Bas, chacun propriétaire de près de 14 % du groupe.


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