France-ce 14 juillet inédit

14 juillet, fête nationale

Depuis 1880, les Français célèbrent leur fête nationale le 14 Juillet. Symbole de l’unité, de l’histoire et des valeurs de notre pays, cette célébration prend traditionnellement la forme d’un grand défilé militaire sur les Champs-Elysées, devant le Président de la République, de nombreux invités de marque et un public enthousiaste.

Le 14 juillet 1789, prise de la Bastille

La Bastille occupe une place particulière dans l’imaginaire populaire.

L’événement connut en réalité deux réussites :
L’une répond aux objectifs du peuple venu l’assiéger, l’autre à sa postérité.

L’événement est une réaction populaire à la situation de crainte provoquée par la présence de troupes autour de la capitale.

Le peuple de Paris forme une milice assez conséquente estimée à plus de 40 000 hommes.

Le 12 juillet, le renvoi de Necker est connu à Paris.

Camille Desmoulins insite la foule à se défendre au Palais Royal.

Des manifestations spontanées dans les rues soutiennent Necker.

A l’Hôtel de Ville dans la matinée, des électeurs de la ville de Paris créent un comité permanent et une milice, avec comme signe distinctif une cocarde rouge et bleue, couleurs de la ville.

Mais cette milice n’est pas armée.

Au matin du 14, la foule se rend aux Invalides pour exiger l’accès aux armes.

Les Parisiens s’emparent alors des Invalides, y trouvent trente mille fusils et douze canons.

puis les défenseurs de la Bastille, des invalides, répondant aux ordres de Launay, ouvrent une première fois le feu sur la foule.

A partir de 15 heures 30, cinq canons pris le matin aux Invalides sont placés devant la Bastille par des gardes-françaises.

Vers dix-sept heures, la garnison de la Bastille se rend avec la promesse d’être bien traitée, la foule s’empare de la Bastille, y prend la poudre qu’elle était venue chercher et libère quelques prisonniers.

Une centaine de Parisiens a été tuée pendant la journée.

Le gouverneur Launay est tué.

Dans une danse macabre, les têtes sont promenées dans Paris jusqu’au Palais Royal.

En fin de journée, Louis XVI a ordonné le retrait des troupes.

Le roi est placé sous un chapiteau adossé à l’Ecole militaire, sur la droite de la toile.

Face à lui, un arc de triomphe clôt l’autre extrémité du Champ de mars, ouvrant sur la Seine.

Puis, Louis XVI intervient comme chef de l’exécutif pour prêter serment à la Constitution et s’engager à appliquer et respecter la loi. Un Te Deum fut donné.

Par le 14 juillet 1789 la Révolution crée l’événement, par le 14 juillet 1790 elle crée l’expérience festive.

Le 14 juillet devient fête nationale en 1880

Les républicains ne contrôlent l’ensemble des institutions qu’à partir du début de l’année 1879.

La Révolution de 1848 apparaît comme une évidence au vieux socialiste Louis Blanc qui propose le 24 février comme date de commémoration , début des événements qui conduisent au suffrage universel, à l’abolition de l’esclavage, aux ateliers nationaux…

Les Républicains de 1880 voient d’un œil favorable le serment du Jeu de Paume, le 20 juin.

Alors le 14 juillet s’impose dans le débat comme les discours républicains des années 1870 le rappellent avec toutes « ces bastilles à prendre ».

Une rivalité s’établit dans la préparation des festivités entre la nouvelle fête républicaine et les fêtes traditionnelles ou les cérémonies notamment religieuses.

Les festivités se déroulent dans l’espace public, remplaçant d’autres formes d’utilisation de cet espace.

Le matin, l’armée défile, composée sur le principe de la conscription, des citoyens qui défendent la Nation toute entière.

Des orchestres, fanfares, harmonies jouent, la musique créant un espace sonore propre à la journée, et en fin de journée la musique clôt les festivités par le bal populaire.

Les danses collectives racontent à leur façon l’insurrection victorieuse qu’elles célèbrent dans une démarche patriotique.

Le bal rend le spectateur actif, la célébration n’est pas la réception abstraite d’un message politique mais la communion d’une Nation actrice de sa propre histoire.

Quelques mois après l’armistice du 11 novembre, la fête nationale est organisée en « fête de la Victoire ».

Le défilé est imposant.

Les maréchaux Joffre et Foch, toutes les armées alliées et l’armée française défilent de l’avenue de la Grande Armée à la place de la République en passant par les Champs-Elysées.

2020 année exceptionnelle

En raison de la crise sanitaire, le 14 Juillet a, cette année, été réinventé de façon à rendre hommage aux personnes, civiles et militaires, engagées dans la lutte contre la COVID-19.

La place de la Concorde sera le lieu d’une cérémonie composée de trois tableaux, d’un défilé des troupes à pied et d’un défilé aérien.

Autour du thème « une Nation engagée, unie et solidaire », les unités et services impliqués dans la réponse à la crise sanitaire seront ensuite mis en valeur.

 Le Service de santé des armées sera particulièrement à l’honneur pour souligner l’importance de son soutien à la population. Face à l’épidémie, ces forces ont fait preuve de la même abnégation que lorsqu’elles sont engagées sur les théâtres d’opération à l’étranger ou en opération intérieure.

Le personnel soignant fera enfin l’objet d’un hommage appuyé au terme de la cérémonie.

Dans le tableau final, c’est bien l’ensemble de toutes les personnes directement engagées dans la lutte contre la COVID-19 qui seront célébrées et remerciées. Mais les français ne pourront participer en direct à cet évênement, alors des voix s’élèvent déjà contre ces dépenses inutiles liées au feu d’artifice lancé « sans public ».

sources
élysée
défense.gouv

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