Le ministre français des affaires étrangères se rend au Liban, pays en crise, pour demander des réformes

Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, devrait exhorter le Liban à adopter des réformes indispensables pour aider le pays à sortir d’une crise financière aiguë lors d’une visite à Beyrouth qui a débuté jeudi par une réunion avec le président Michel Aoun.

La crise financière, enracinée dans des décennies de corruption et de gaspillage de l’État, constitue la plus grande menace pour la stabilité du Liban depuis la guerre civile de 1975-1990.
L’effondrement de la monnaie a entraîné une forte inflation et la pauvreté, et les épargnants ont perdu le libre accès à leurs comptes dans un système bancaire paralysé.

La France a pris la tête des efforts internationaux pour amener le Liban à se réformer, en accueillant une réunion des donateurs en 2018 où plus de 11 milliards de dollars ont été promis pour des investissements dans les infrastructures, sous réserve de réformes qui ont été promises mais non réalisées.
J.Y Le Drian veut envoyer un message fort aux autorités et aux hommes politiques libanais sur la nécessité de réformer d’urgence et souligner notre incapacité et notre refus … d’apporter un soutien économique et financier tant que des actes concrets et des réformes rapides ne seront pas engagés », a déclaré un diplomate européen.

Le Liban a entamé des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) en mai, mais celles-ci ont été suspendues en l’absence de réformes et en raison de divergences entre le gouvernement, le secteur bancaire et les responsables politiques sur l’ampleur des pertes financières considérables du système.

La présidence libanaise a déclaré que M. Aoun a rencontré M. Le Drian, qui doit donner une conférence de presse au ministère des affaires étrangères plus tard dans la journée.
L’un des nombreux domaines dans lesquels les bailleurs de fonds souhaitent voir des progrès est la réparation du réseau électrique public, qui gaspille jusqu’à deux milliards de dollars par an en fonds publics tout en ne répondant pas aux besoins du pays en matière d’énergie.

Le Liban, dont la dette publique est l’une des plus élevées au monde, a fait défaut sur sa dette souveraine en devises étrangères en mars, en invoquant le niveau très bas de ses réserves de change.

La livre libanaise a perdu environ 80 % de sa valeur depuis octobre.

pour reuters Tom Perry et John Irish

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