La destruction d’une statue coloniale à la Martinique dénonce de nouveau l’injustice raciale

Des manifestants en liesse tirant sur des cordes ont démoli une statue de l’épouse de Napoléon sur l’île caribéenne de la Martinique et une autre de l’histoire coloniale du territoire français, s’ajoutant à la liste croissante des monuments démolis et défigurés pour répandre la révolte mondiale contre l’injustice raciale.

Le gouvernement français a condamné lundi le « vandalisme ». Le Premier ministre Jean Castex a déclaré que « la violence, bien que symbolique, et la haine ne feront jamais avancer aucune cause ».

Les manifestants ont d’abord frappé à coups de marteau sur le socle en pierre de la statue de l’impératrice Joséphine, à laquelle il manquait déjà la tête.
Alors que les batteurs battaient un rythme, ils y ont attaché des cordes, l’ont fait s’écraser, puis ont frappé et sauté dessus.

On a également fait descendre dimanche, pour des cris de joie, une statue de Pierre Bélain d’Esnambuc, un commerçant français qui, en 1635, a établi la première colonie permanente de France dans les Caraïbes, à la Martinique.
Le maire de Fort-de-France, la capitale de l’île, avait déclaré qu’il voulait démonter la statue dans les semaines à venir, mais les manifestants l’ont devancé.

Les actions des manifestants ont directement remis en cause un vœu du président français Emmanuel Macron, en juin dernier, selon lequel la France ne retirera pas les statues de personnages controversés de l’époque coloniale, comme cela s’est produit dans certains autres pays à la suite du mouvement « Black Lives Matter ».

Joséphine est née en Martinique et y a vécu jusqu’à l’adolescence avant de s’installer à Paris. Elle s’est mariée avec Napoléon Bonaparte en 1796.

Bélain a établi la première colonie française des Caraïbes à Saint-Kitts, qui est devenue plus tard britannique, avant de prendre possession de la Martinique pour le roi de France Louis XIII.

D’autres statues ont également été démolies en Martinique et en Guyane française. Des statues ont également été démolies en dehors de la France, le mouvement Black Lives Matter s’étant intensifié à la suite du décès de George Floyd aux États-Unis.


Pour la couverture de l’injustice raciale par l’AP, traduit et édité par

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