Libération de 400 prisonniers afghan.


Une grande assemblée afghane, connue sous le nom de Loya Jirga, a approuvé dimanche la libération de 400 prisonniers talibans « purs et durs », une décision approuvée par le président Ashraf Ghani, ouvrant la voie à des pourparlers de paix entre le gouvernement et les insurgés visant à mettre fin à une guerre de 19 ans.

Les 400 prisonniers sont les derniers des 5 000 que les talibans ont demandé de libérer dans le cadre d’un accord avec les États-Unis.

Vous trouverez ci-dessous les principaux détails de ce processus.

Les États-Unis et les Talibans ont signé un accord à Doha, capitale du Qatar, le 29 février dernier, qui prévoit le retrait des troupes étrangères d’Afghanistan dans 14 mois en échange de garanties de sécurité de la part des Talibans, ainsi que de leur engagement à mener des négociations de paix avec le gouvernement afghan.

L’accord prévoyait un échange dans le cadre duquel le gouvernement afghan libérerait jusqu’à 5 000 prisonniers talibans et les insurgés jusqu’à 1 000 prisonniers.

Le processus devait être achevé pour le 10 mars mais s’est enlisé dans des retards.

L’accord sur l’échange de prisonniers a été retardé par des désaccords entre les talibans et le gouvernement afghan, ainsi que par des querelles politiques entre le président Ghani et son principal rival politique, Abdullah Abdullah.

Les talibans ont déclaré avoir procédé à la libération progressive de 1 000 prisonniers, mais le gouvernement afghan a marqué une pause après la libération de 4 600 détenus talibans, affirmant que les 400 restants étaient des combattants talibans « purs et durs » impliqués dans des attaques majeures dans tout le pays.

Le gouvernement afghan a également fait état d’une recrudescence des attaques des talibans dans le pays, affirmant que le groupe devrait s’engager à réduire de manière significative la violence et à mener des négociations de paix.

Les talibans ont déclaré que les pourparlers de paix ne commenceraient qu’après la libération des prisonniers, un cessez-le-feu devant être négocié après le début des pourparlers de paix.

Les Etats-Unis, par l’intermédiaire de leur représentant spécial pour l’Afghanistan, Zalmay Khalilzad, ont fait pression pour que la libération soit complète.

Ghani a déclaré dimanche qu’il allait libérer les 400 prisonniers, comme l’a recommandé la Loya Jirga. Il a déclaré que les talibans s’assiéraient pour des discussions à Doha dans les trois jours suivant la libération des prisonniers. Les diplomates étrangers ont déclaré à Reuters qu’ils s’attendaient à ce que les discussions commencent dans la semaine.

M. Ghani a également appelé les talibans à mettre en œuvre un cessez-le-feu global pendant qu’ils se préparent à entamer des pourparlers. Il n’a pas été possible de savoir immédiatement si cela aurait lieu ou si le groupe d’insurgés s’engagerait à réduire la violence, les responsables affirmant que les attaques de ces derniers mois ont sapé la confiance nécessaire à la réussite des pourparlers.

Les discussions entre les talibans et un comité mandaté par le gouvernement auraient lieu dans un premier temps à Doha. Le premier cycle serait probablement essentiellement administratif, ce qui conduirait à d’autres cycles de négociations pour parvenir à un accord de paix global.

Les États-Unis continueront à retirer leurs troupes au fur et à mesure que les négociations se dérouleront. Le secrétaire américain à la défense a déclaré dans une interview diffusée quelques heures avant l’annonce de la Loya Jirga que le nombre de troupes passerait en dessous de 5 000 d’ici la fin novembre, peu après l’élection présidentielle américaine.


Source photo : Le Palais présidentiel afghan / Aide par Reuters ; rédaction par William Mallard, pour Reuters ; édité et traduit par,

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