Les avocats de Huawei affirment que les preuves américaines sont « peu fiables » dans l’affaire d’extradition de Meng Moira Warburton

Les preuves utilisées par les États-Unis pour justifier l’extradition du directeur financier de Huawei Technologies, Meng Wanzhou, sont « peu fiables et défectueuses » et ne devraient pas être prises en compte par un tribunal canadien, ont affirmé les avocats de Meng dans des documents communiqués aux médias.

Meng, 48 ans, a été arrêtée en décembre 2018 sur la base d’un mandat d’arrêt des Etats-Unis qui prétend qu’elle a induit en erreur la banque HSBC (HSBA.L) sur les transactions commerciales de Huawei en Iran.

Elle s’est déclarée innocente et lutte contre l’extradition alors qu’elle est assignée à résidence à Vancouver.

Les avocats de Meng ont présenté des témoignages d’experts, dont John Bellinger, un ancien avocat de la Maison Blanche, ainsi qu’une présentation de Huawei Technologies Co Ltd décrivant ses relations avec les entreprises opérant en Iran, pour étayer l’argument de Huawei selon lequel les États-Unis ont omis des faits essentiels concernant la communication avec HSBC au sujet des opérations de Huawei en Iran lorsqu’ils ont demandé l’extradition de Meng au Canada.

Les observations montrent que les preuves utilisées par les États-Unis dans le cadre de leur affaire sont « manifestement peu fiables – si peu fiables et défectueuses – pour justifier le refus d’engager (Meng) pour l’extradition », ont écrit les avocats de Huawei.

La question doit être débattue dans un tribunal de Colombie-Britannique en septembre dans le cadre de l’audience d’extradition de Meng. L’audience d’extradition devrait durer jusqu’en avril 2021.
Lundi, Meng assistera par téléphone à des audiences dans une salle d’audience canadienne, plaidant pour que le procureur général du Canada divulgue davantage de documents confidentiels relatifs à son arrestation afin de montrer que ses droits ont été violés. Le procureur général canadien a retenu certains des documents relatifs à son arrestation en invoquant le privilège.

L’équipe juridique de Meng soutient que sa procédure d’extradition devrait être suspendue en raison des abus.

Reportage de Moira Warburon, pour reuters ; traduit et édité par

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