Le chef de l’opposition biélorusse demande à l’UE de ne pas reconnaître le résultat des élections

L’opposante biélorusse Sviatlana Tsikhanouskaya a appelé mercredi les dirigeants de l’Union européenne à ne pas reconnaître ce qu’elle a déclaré être des élections présidentielles frauduleuses, exhortant le bloc à respecter le choix du peuple biélorusse.

Mme Tsikhanouskaya s’exprimait depuis son exil en Lituanie, pays voisin, avant un sommet européen d’urgence, qui doit se tenir par vidéoconférence, pour discuter de la crise qui se déroule en Biélorussie.
Alexandre Loukachenko, le dirigeant chevronné du pays, s’efforce de contenir une vague de protestations de masse et de grèves qui constituent le plus grand défi à ses 26 ans de pouvoir. Il nie avoir truqué les élections du 9 août dernier pour s’assurer un sixième mandat.

« Je vous demande de ne pas reconnaître ces élections frauduleuses », a déclaré M. Tikhanouskaya, s’exprimant en anglais dans une allocution vidéo. « M. Loukachenko a perdu toute légitimité aux yeux de notre nation et du monde. »
Mme Tsikhanouskaya affirme qu’elle a été la gagnante légitime de l’élection et souhaite que de nouvelles élections soient organisées sous une sorte de supervision internationale.

L’UE a fait savoir qu’elle imposerait des sanctions aux fonctionnaires biélorusses qu’elle juge responsables de la fraude électorale et qu’elle réprimerait les manifestations au cours desquelles au moins deux manifestants ont été tués et des milliers détenus.

La ministre suédoise des affaires étrangères, Ann Linde, a proposé de se rendre à Minsk en sa qualité de future présidente de l’OSCE, un organisme de sécurité qui regroupe à la fois des pays occidentaux et d’anciens États soviétiques, et qui joue souvent un rôle de médiateur dans la région.
Le président russe Vladimir Poutine, qui a offert à Loukachenko une aide militaire en cas de besoin, s’est entretenu par téléphone avec la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Emmanuel Macron et le président du Conseil européen Charles Michel mardi.

Il a mis en garde Merkel et Macron contre toute ingérence étrangère dans les affaires du Belarus, un proche allié de la Russie.

Reportages d’Andrei Makhovsky et Maria Kiselyova ; pour reuters ; traduit et édité par

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